samedi 24 juillet 2010

"Talking about love is like dancing about architecture."

L'amour, pas pour moi, chantait Carla Bruni. Hé bien moi, qu'est-ce que j'en sais? Si peu de choses dans le fond. Je comprends avec le temps que chaque personne aime différemment, et que chacun a ses raisons d'aimer et d'être avec quelqu'un. Dans l'absolu, on ne parle pas de relation, mais bien de sentiment, d'état d'âme, que ce soit passager ou non. Les êtres humains, ou la société, ont associé l'amour à la reproduction, peut-être pour des besoins de survie de l'espèce. On y rattache aussi facilement la romance. Mon côté rebelle anarchique refoulée pense également qu'il y a un côté économique à ça. Soyez en couple, copulez, consommez! Le mariage, les cadeaux, les robes, les habits, les bijoux et les nouveaux souliers, autant d'excuses pour dépenser et continuer à consommer. Puis les bébés, si petits qui deviendront grands, qui consommeront à leur tour...

Dans l'absolu, je rencontrerais quelqu'un de qui je serais amoureuse, et ça serait réciproque, et il n'y aurait aucune complication, tout irait dans le bon sens, sans compromis. Personne ne se sentirait enchaîné, attaché. Ça serait un sentiment pur, et j'aimerais sans rien attendre en retour, en profitant du moment présent. Mais moi j'ai besoin de sécurité, et j'ai envie d'un partner avec qui partager ma vie. Je m'éloigne déjà du sentiment pur, j'attache des raisons et des envies à l'amour, je le planifie, je lui attribue une place bien précise dans ma vie. Et je répète la question: qu'est-ce que j'en sais de l'amour?

Je trouve triste de constater que je n'ai peut-être jamais vraiment été amoureuse d'un homme. Quand j'étais adolescente, je tombais facilement en amour. Enfin je pensais tomber en amour, mais j'étais attirée probablement par la beauté. Je trippais sur des gars de la même façon et pour les mêmes raisons que je trippais sur des acteurs hollywoodiens. De loin, sans les aborder, donc sans jamais les connaître, et seulement parce qu'ils étaient teeeeeeeeeelllllllement beau. Définitivement pas de l'amour.

Il y a eu Mr Robinson. Un bel homme marié rencontré au travail à l'extérieur de la ville. Je n'ai jamais compris notre relation. Ça a duré l'instant d'un film, sans qu'on ne se pose de question, parce qu'on n'avait pas le temps de s'en poser et parce qu'on était tous les deux attirés par l'autre. On a vécu quelques beaux moments qui resteront longtemps gravés dans ma mémoire. Le calme, la douceur, la profondeur. Et puis retour à la vie normale, comme si de rien n'était. De l'amour? Ou bien un réconfort bien mérité; une rencontre avec le mauvais timing.

Il y a bien sûr, encore et toujours, Mr Big. Je ressens un immense attachement pour lui. Ça évolue, ça change encore, ça passe par plusieurs registres. Est-ce que c'est de l'amour? La luxure oui, le réconfort encore, le partage, me sentir proche de quelqu'un, passer le temps agréablement. On se dit des mots d'amour parfois, mais pour une raison inconnue je ne les crois pas tout le temps, pas plus les miens que les siens. Peut-être est-ce moi qui ait de la difficulté à faire confiance, ou peut-être simplement qu'on aime trop différemment lui et moi pour que je puisse croire en son amour. Peut-être que je trouve que l'amour ne s'applique pas à notre situation. Pourtant, ça ressemble parfois plus au sentiment pur mentionné plus haut que l'amour que partagent certains autres couples. Justement parce qu'on n'en est pas un, un couple, et que même s'il y a quelques habitudes, il n'y a pas trop de réglement.

L'amour, pas pour moi. Foutaises, ou fille désabusée?

Et vous, qu'en pensez-vous?

mercredi 21 juillet 2010

Le début de la rébellion

J'ai fait l'erreur avec un grand E. Celle de donner l'adresse de ce blog à celui qui ne devrait pas l'avoir. Est-ce qu'il y a une limite à ne rien se cacher? Je pense que oui, et je pense que je viens de la franchir. C'est ce qu'on va voir.

L'évolution me fait peur. Je n'aime pas la surconsommation. Avoir l'impression qu'on me force à acheter un produit dont je n'ai pas besoin. Avoir l'impression qu'une instance supérieure me dit que je dois posséder cette chose dont je n'ai pas envie sinon 1 - je ne serai pas comme les autres 2 - je vais devenir désuète. Parce que si je passe à côté de cette technologie, le IPad par exemple, est-ce que je serai capable de comprendre le IPad version 6.0 dans 10 ans? Non, mais la prochaine génération oui, et c'est là que je commence à me faire penser à ma mère. En même temps, je n'ai pas envie d'avoir un IPad, je n'en vois pas l'utilité absolue.

J'ai de plus en plus la sensation qu'on essaye de me faire entrer dans le moule. Pour que je fonde, que je meurs, que je cuise et que je renaisse comme il faudrait. Il y a une certaine rébellion qui commence à se former en moi. Est-ce qu'on a le droit de dire ça? Qu'on n'aime plus tout à fait la société dans laquelle on vit? J'ai peur que la police secrète vient m'arrêter. Ou plutôt, la police moulante.

vendredi 16 juillet 2010

Poor man's Black Velvet

Samedi après-midi, je suis installée à une terasse avec Mr Big et on boit une bière, en fait moi une pinte de cidre et lui une pinte de bière noire. Il fait chaud et je m'imagine les 2 boissons mélangées ensemble en ne l'écoutant qu'à moitié. On parle des relations en général.

-Moi: Je ne veux pas jouer de games. Je n'aime pas ça, les games.
-Lui: Tu dis ça parce que c'est toi qui perd.
-Non, je ne comprends pas pourquoi on doit jouer. Il me semble que c'est possible que tout aille bien dès le départ, si on peut être nous-mêmes.
-Non, c'est parce que tu perds. Tu pourrais décider d'être celle qui gagne.

Il m'a presque traitée de looser et/ou de mauvaise perdante, et c'est pour ça que je n'avais plus envie de l'écouter. Il n'a donc pas le tour; parce que ce qu'il dit n'est pas faux. En fait, ça mérite une bonne réflexion. Et ça confirme même ma théorie Ugly Betty. Si j'avais eu un peu plus de chance en amour, ou en relations tout court, je n'aurais pas la même vision des choses aujourd'hui. Je serais capable de jouer, je serais sûrement bonne même. D'un autre côté, ça ne me dérange pas de ne pas être devenue la fille que tous surnomment la bitche, la folle. Est-ce que c'est vraiment ça qu'il faut faire? J'imagine que tout est une question de contrôle... et moi qui n'ait jamais l'impression de le posséder. Ouain, de quel côté se placer? Définitivement, j'aime mieux me retrouver dans un lit avec lui plutôt que de philosopher en sa compagnie.

mercredi 14 juillet 2010

LES AMOURS IMAGINAIRES - Bande-annonce

Dalida, Bang Bang, Miam miam! C'est meilleur dans le film. Mais ça donne une bonne idée. Qui aurait cru qu'après Kill Bill, c'était encore possible de s'approprier Bang Bang?

Je suis soulagée de me rendre compte que Xavier Dolan n'est pas l'insupportable personnage que je pensais qu'il était, après avoir écouté J'ai tué ma mère. Je dirais même qu'il est très bon comédien.

mardi 13 juillet 2010

La bébitte à poil

Hier soir, pendant mon sommeil, une grosse bébitte poilue s'est promenée, de ma cuisine jusqu'à ma chambre, en passant par le long couloir. Je ne sais pas combien de temps ça lui a pris, mais elle a réussi à grimper jusque dans mon lit. Elle a rampé sur mon cou et s'est infiltrée dans ma bouche, et a décidé qu'il ferait bon vivre à l'intérieur de ce corps endormi. Elle s'est collée contre un poumon, le gauche ou le droit, celui qu'elle a préférée. Tiens, s'est-elle dit, maintenant je pourrai décider moi-même quand c'est le jour et quand c'est la nuit, parce qu'ici il fait toujours noir. Plus besoin d'attendre la noirceur pour aller me promener partout. Ici la noirceur est toujours présente, alors je peux en faire ce que je veux. En plus il ne fait pas vraiment noir, c'est plutôt rouge très foncé. Oui, ici, je serai bien.
Pendant que la bébitte poilue se faisait ses réflexions, les heures passaient et le jour arriva. La bébitte fut étonnée de sentir un grand tremblement et elle dut s'agripper plus fort à mon poumon, le gauche ou le droit. Elle eut très peur et décida que dès que le tremblement arrêterait, elle s'en irait vite. Voilà pourquoi ce matin, pendant que j'étais assise dans l'autobus, une grosse bébitte poilue est sortie par mon oreille.

Petite histoire inspirée par la vision d'une énoooooorme bébitte poilue dans ma cuisine hier soir.