Il a dit Je t'aime. Et puis j'ai paniqué. Ça devrait être une belle chose, je devrais être heureuse, au lieu de ça j'angoisse, je réfléchis. Il a dit Je t'aime mais ça ne change rien à la situation. Il ne m'appelle toujours pas plus souvent. Ça n'a pas changé ma vie. Dans mes rêves de petites filles romantiques, un homme me regarde dans les yeux en souriant et me dit Je t'aime. Dans les faits, il m'a regardé dans les yeux en souriant et m'a dit Je t'aime. Ou plutôt J't'aime, en une seule syllabe. Et je l'ai poussé loin de moi.
Il ne m'aimera peut-être jamais comme je voudrais qu'il m'aime. Je voudrais un amour où on ne peut plus se passer l'un de l'autre, au lieu de ça j'ai droit à un amour de refoulement, de caresses et de silences. Je ne comprends pas son amour. J'ai toujours cru que l'amour changerait ma vie. Que tout deviendrait beau, chaud, apaisant et réconfortant. Loin de me réconforter, son amour me fait peur.
Il est le premier à me le dire. Je rêve de ce moment depuis longtemps. Depuis que j'ai l'âge de m'intéresser aux garçons, je rêve du moment où un homme m'aimera. Mais ce n'est jamais arrivé, et j'ai appris à vivre l'amour par procuration en regardant les belles actrices tomber en amour avec de beaux acteurs à la télé et au cinéma. Ces temps-ci je compense en suivant les amours de Dr Grey, Sophie Paquin, Betty Suares et Sookie Stackhouse. Et puis voilà, l'autre nuit, j'étais dans ses bras, et sans prévenir, entre 2 baisers, Mr Big m'a dit Je t'aime. Quoi faire maintenant? Je ne dors plus...
Il y a beaucoup de points d'interrogation dans ma vie. Aujourd'hui j'essaye d'en effacer un ou plutôt de le transformer en point d'exclamation. À partir du 4 janvier 2011, je veux parler ici des films que je vois et de ce qu'ils m'inspirent. Il ne s'agit pas de critique, mais de mes opinions et de ce que le cinéma me fait penser, et vivre.
samedi 7 novembre 2009
samedi 31 octobre 2009
Un an plus tard
Je ne sais pas pourquoi j'ai arrêté de blogger. Peut-être que c'est parce que mes états d'âme ne m'intéressent plus moi-même, alors je me dis: pourquoi ils intéresseraient les autres? Je regarde ma vie passer depuis quelques temps. Je regarde les autres évoluer autour de moi, voyager, relever des défis, prendre des risques. Et puis moi? Je travaille. J'écoute la télé. Je me pète la fiole en 2. Je me lève tard et je commence la journée avec un café-bailey's-joint. Je lis les emails de mes amis voyageurs. Wow. Qu'est-ce qui s'est passé? Au moins je ne suis pas trop décue parce que je n'ai pas d'attente. Sans attente face à la vie. Je ne suis pas exigeante, plutôt facilement contentée. Je n'ai plus envie de rien. Je ne m'impressionne plus, je ne suis plus fière de moi. Ou si peu.
Avec l'automne qui arrive, voici venu le temps des feuilles dans la rue, des journées pluvieuses, des citrouilles qui se battent pour avoir leur place sur nos balcons avant que les décorations de Nöel nous envahissent. Quand il ne pleut pas, c'est le temps idéal pour me ploguer sur mon IPod et aller prendre une marche. J'ai déjà aimé l'automne. Cette année la nouvelle saison n'est que synonyme du temps qui passe. Mon appartement dépérit à la même vitesse que ma tête et mon corps. Après une année difficile avec une coloc-pas-faite-pour-moi, après un déménagement stressant parce que je vis tout de façon stressante (merci papa et maman), je me retrouve seule dans un grand appartement, face à ma solitude et sans envie de décorer. Je suis de celles qui veulent beaucoup mais qui ne sont pas toujours prêtes à y mettre les efforts. Alors la poussière s'accumule, et je n'ai toujours rien d'accrocher sur les murs. Ou si peu.
J'ai peur.
Avec l'automne qui arrive, voici venu le temps des feuilles dans la rue, des journées pluvieuses, des citrouilles qui se battent pour avoir leur place sur nos balcons avant que les décorations de Nöel nous envahissent. Quand il ne pleut pas, c'est le temps idéal pour me ploguer sur mon IPod et aller prendre une marche. J'ai déjà aimé l'automne. Cette année la nouvelle saison n'est que synonyme du temps qui passe. Mon appartement dépérit à la même vitesse que ma tête et mon corps. Après une année difficile avec une coloc-pas-faite-pour-moi, après un déménagement stressant parce que je vis tout de façon stressante (merci papa et maman), je me retrouve seule dans un grand appartement, face à ma solitude et sans envie de décorer. Je suis de celles qui veulent beaucoup mais qui ne sont pas toujours prêtes à y mettre les efforts. Alors la poussière s'accumule, et je n'ai toujours rien d'accrocher sur les murs. Ou si peu.
J'ai peur.
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