Je ne sais pas pourquoi j'ai arrêté de blogger. Peut-être que c'est parce que mes états d'âme ne m'intéressent plus moi-même, alors je me dis: pourquoi ils intéresseraient les autres? Je regarde ma vie passer depuis quelques temps. Je regarde les autres évoluer autour de moi, voyager, relever des défis, prendre des risques. Et puis moi? Je travaille. J'écoute la télé. Je me pète la fiole en 2. Je me lève tard et je commence la journée avec un café-bailey's-joint. Je lis les emails de mes amis voyageurs. Wow. Qu'est-ce qui s'est passé? Au moins je ne suis pas trop décue parce que je n'ai pas d'attente. Sans attente face à la vie. Je ne suis pas exigeante, plutôt facilement contentée. Je n'ai plus envie de rien. Je ne m'impressionne plus, je ne suis plus fière de moi. Ou si peu.
Avec l'automne qui arrive, voici venu le temps des feuilles dans la rue, des journées pluvieuses, des citrouilles qui se battent pour avoir leur place sur nos balcons avant que les décorations de Nöel nous envahissent. Quand il ne pleut pas, c'est le temps idéal pour me ploguer sur mon IPod et aller prendre une marche. J'ai déjà aimé l'automne. Cette année la nouvelle saison n'est que synonyme du temps qui passe. Mon appartement dépérit à la même vitesse que ma tête et mon corps. Après une année difficile avec une coloc-pas-faite-pour-moi, après un déménagement stressant parce que je vis tout de façon stressante (merci papa et maman), je me retrouve seule dans un grand appartement, face à ma solitude et sans envie de décorer. Je suis de celles qui veulent beaucoup mais qui ne sont pas toujours prêtes à y mettre les efforts. Alors la poussière s'accumule, et je n'ai toujours rien d'accrocher sur les murs. Ou si peu.
J'ai peur.
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