lundi 21 janvier 2008

Les lendemains

Aujourd'hui, je suis sortie prendre une marche malgré le froid. C'est ce que je fais quand ma tête tourne. Au lieu de tourner en rond dans mon appartement, je sors cogiter à l'extérieur, je marche et je regarde la vie, les gens. Aujourd'hui, c'est un lendemain. Pas un lendemain de veille, quoi que j'ai quand même abusé des bonnes choses hier soir, divers alcools, drogues, tabac même, moi qui officiellement n'est pas une fumeuse. Non, un lendemain de visite de Mr Big. En général on passe des belles soirées suivies de belles nuits, mais avec la séparation le lendemain matin vient toujours le vide. Et l'attente qui recommence. Je repense à notre soirée, aux paroles échangées, à celles que j'ai tues, par peur, malgré ses questions. "Après tout ce temps, es-tu satisfaite de notre relation?" Quoi répondre? Non je ne suis pas satisfaite. Non ce ne sera jamais assez. Non je ne suis pas faite pour être l'amante d'un homme. Je n'arrive pas à lui dire. L'honnêteté amènerait une hypocrisie ouverte à notre relation. Ou bien la rupture. Tant qu'il pense que je vais bien, tout peut continuer. Les nuits, une fois de temps en temps, à se coller, s'embrasser, se caresser. Prendre un peu d'affection, en donner. La présence d'un homme qui me ressemble trop pour que quelque chose de sérieux soit possible entre nous. Alors j'ai pris mon temps et j'ai répondu que j'étais toujours bien dans ses bras. Il fera ce qu'il veut de cette réponse évasive. Après tout, c'est de lui que j'ai appris l'art de ne pas vraiment répondre.

J'écris cette entrée dans mon blogue et j'ai peur qu'on me trouve pathétique. Je ne sais pas trop pourquoi je joue à un jeu pas fait pour moi. Certaines femmes sont faites pour ce genre de relation, pas moi. Me donner à moitié est difficile. Alors pourquoi rester? Parce qu'il ne se passe rien d'autre. Pourquoi il ne se passe rien d'autre? Parce que je reste. Moi qui ne savait pas trop quelle direction donner à mon blogue, je me rends compte que j'y écris surtout mes pensées déprimantes.

1 commentaire:

dompelletuer a dit…

Raison toute simple: c'est quand on est déprimée qu'on a envie d'écrire.