mercredi 11 juin 2008

Cafard matinal

Ce matin, j'ai le cafard. J'ai rêvé a Mr Big. Ça faisait longtemps. Le rêve est flou et me laisse un drôle d'arrière-goût au réveil. Je dois lutter encore plus contre mon envie de lui laisser un petit message sur sa page Facebook. Vite fait, en passant, inoffensif. Mais justement, ça ne sera jamais inoffensif, comme notre histoire ne l'a jamais été. Je ne sais pas trop ce qui me retient finalement, et c'est ça qui me fait freaker. Savoir que je pourrais ''rechuter'' a tout moment.
Et puis en prenant mes emails, je vois que j'ai des nouvelles de l'autre, mon homme marié de l'Ontario. Quel surnom pourrais-je lui donner...? C'était pas une histoire faite pour durer, je le savais en partant, mais j'ai quand même de la difficulté a le laisser aller, même après plusieurs mois, comme avec presque tous les hommes qui passent dans ma vie. Il a été, un bref moment, le temps d'une chanson de Simon and Garfunkel, un beau rapprochement. Se sentir près de quelqu'un et ne pas pouvoir se l'expliquer. Le besoin de quelque chose de beau dans la folie qu'on vivait. Depuis j'attends sans trop me l'admettre ses emails. Au début j'en recevais souvent, il disait qu'il s'ennuyait (merci, ça m'aide a t'oublier), maintenant ils se font très rares et très courts. Je ne sais même pas quoi lui répondre, il me semble si loin.
Ok je l'ai, Mr Robinson. Une autre tasse de café pour noyer mon cafard. J'ai une journée bien remplie qui m'attend, moi!

vendredi 30 mai 2008

Mon premier tapis rouge

Je n'ai jamais eu le rêve de la robe blanche. Marcher le long de l'allée, a l'église, au bras de mon père, avec tous mes amis assis de chaque côté qui me regardent... non merci, très peu pour moi. Surtout que je ne suis pas baptisée et que, plus jeune, je faisais même des cauchemars en pensant a ce que je devrais répondre lorsque mon amoureux s'agenouillerait pour me demander en mariage: Euh... non, je ne peux pas? Maintenant je me trouve ridicule d'avoir eu ses peurs, surtout que je suis encore célibataire donc on est loin du moment où un homme s'agenouillera devant moi, bague a la main. Qui aurait cru que la peur de devoir dire non se transformerait en peur de ne jamais pouvoir dire non? Pas moi.

Bref, si je n'ai pas eu ce rêve, j'ai longtemps eu celui où, dans le temps où je voulais être actrice, j'allais chercher mon Oscar aux Academy Awards. J'avais un beau petit discours tout préparé. Mais l'eau a coulé sous les ponts et j'ai choisi un métier derrière la caméra, endroit où je me trouve très bien d'ailleurs. J'ai quand même eu droit a un aperçu de ce que ma vie aurait pu être: j'ai accompagné une amie actrice a la première montréalaise de Sex and the City, le 28 mai dernier. En sortant de la limousine (hé oui), il y avait un tapis rouge (héééééééé oui!), j'ai même eu droit a la séance de flash, photos, caméras, journalistes, et puis je me disais, je ne suis pas a ma place ici, je devrais me mettre sur le côté, en dehors des photos, laisser faire les pros, celles qui ont passé une partie de leur vie a se regarder dans le miroir pour trouver la meilleure pose.

Apres le film, j'ai la migraine, je dois retourner a la maison et manquer le party. Dans le taxi, je repense a ma soirée et puis ça me vient tout a coup, aussi réconfortant que surprenant: je ne regrette pas. Je ne pense pas pouvoir vivre avec au quotidien une dose de caméras. Si c'est le prix a payer pour se pavaner sur le tapis rouge, je m'en passe très bien. J'aime ma job et je ne la changerais pas pour avoir ma photo dans le journal.

jeudi 15 mai 2008

Trop tard pour écrire

00h49, je reviens d'une journée de tournage a l'Île Ste-Hélène, une belle journée chaude de printemps. Le coeur et l'énergie sont de moins en moins de la partie. Pour moi, pour les autres, ça se sent dans l'équipe. Ces moments me font douter. Je suis fatiguée et n'arrive plus a penser clairement. Je remets tout en question. Je fais des rêves bizarres ces temps-ci. Hier, je me suis réveillée perplexe, a 2 heures du mat. Dans mon rêve j'ai embrassé 2 collègues de travail, dont un qui ne m'a jamais attiré. Mon corps a des envies dont je ne me rends plus compte. J'ai envie de sentir le corps d'un homme contre le mien. Il est trop tard pour écrire. C'est l'heure des grands questionnements. Je vais aller m'endormir en écoutant du Harmonium.

dimanche 11 mai 2008

3 mois plus tard

Il s'en est passé des choses durant ce tournage. Mais j'ai tellement tout raconté souvent que je ne suis pas certaine d'avoir envie de l'écrire ici. En résumé: un tournage, 2 provinces, une mine, un vaisseau spatial, de la terre rouge et grise encore sur mon sac a dos, et beaucoup d'alcool plus tard, 1 one night stand, des nouveaux amis, 1 homme dont je me souviendrai longtemps... Je suis revenue a la maison pour trouver une coloc en plein déménagement, j'ai eu l'appart a moi pendant 2 semaines, juste le temps que naisse en moi l'envie de vivre seule. Puis le nouveau coloc est arrive, avec plein de promesses de soupers entre amis et de nouveaux meubles... dont j'attends toujours de voir la couleur.

Au moins j'ai la job. La job dans laquelle j'ai du me plonger tout de suite en arrivant et qui a atténué la déprime d'après tournage qui aurait normalement suivi Screamers. La job qui continue a tous les jours de m'en apprendre sur la réalisation et qui me dit que d'ici quelques années, ça sera peut-être a mon tour. La job où je suis entourée de gens, certains dont je ne me passerais plus, certains qui me rendent folle. La job... j'ai peur que cette job que j'ai voulu faire pendant longtemps et qui est maintenant mon métier soit devenu un échappatoire.

Il fait beau, je devrais aller prendre une marche. Aller profiter de ma ville un peu.

samedi 16 février 2008

En direct de St John's

Ce que j'aime de St John's:
-Le petit look San Francisco de la ville, avec les petites maisons en bois de couleur, en pente
-Les gens, tres sympathiques
-George Street, ou defilent bars apres bars
-Les fish and chips
-La famille que je me suis faite, les Quebecois au meme hotel que moi, avec qui je vais manger la fin de semaine et puis avec qui je fais le party apres
-Les producteurs/realisateur qui payent une tournee
-Ma chambre d'hotel ou j'ai la paix a la fin d'une journee de tournage

Ce que je n'aime pas de St John's:
-Les longues heures passees sur le plateau a stresser et puis les heures a travailler dans ma chambre
-Bell Island Mines et son traversier qui ne fonctionne pas toujours l'hiver, ce qui fait que jeudi, apres une petite journee de tournage, on a attendu 5 heures chez Dick's, bar a cote du traversier, a se demander si on retournerait a St John's ou pas ce soir-la
-La bouette dans la mine; mes jeans ne survivront pas je pense
-L'humidite
-Ma chambre d'hotel ou je tourne en rond parfois

Finalement, il y a plus de pour que de contre. Je suis quand meme epuisee.

mardi 29 janvier 2008

La fuite

Quelques heures avant le départ. Mes valises sont presque prêtes. Je devrais travailler sur le scénario. Mais non, un questionnement, j'ai envie d'écrire, d'en parler, maintenant. D'où me vient ce besoin d'aller voir ailleurs ce qui s'y passe? Pourquoi fuir Montréal? Qu'est-ce qui n'est pas satisfaisant ici? Mes amis commencent à s'établir, à s'acheter des maisons, des autos, à faire des enfants. Quelle est ma place dans tout ça? Je veux des enfants oui, mais en tant que célibataire, ce n'est pas un projet pour maintenant. Une maison? Pas seule, encore une fois. Qu'est-ce que j'attends pour m'établir, me bâtir un avenir? Le prince charmant? Je n'y crois même plus. Le sentiment de ne pas être comme les autres grandit, avec les années. Je me sens un peu comme une ado attardée, dans mon appartement, avec mon chat, ma passe d'autobus, à la recherche de coloc pour le prochain bail. Pourquoi tout le monde veut grandir autour de moi? Pourquoi vous êtes pressés d'être des adultes, de disparaître derrière une montage de responsabilités? Je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est moi qui ait raison, c'est moi qui ait la solution, la vraie vie. Voyager pendant que j'ai l'énergie, découvrir pendant que je suis curieuse. Mais est-ce que c'est une excuse, une fuite? Je m'étourdis pour ne pas affronter la réalité, pour ne pas la voir, pour ne pas avoir à dealer avec elle. Pour ne pas avoir à dealer avec ma vie.

Le jour D

Je pars ce soir pour St John's, Terre-Neuve. Yé, j'ai eu la job finalement!!! 3 semaines de tournage à Terre-Neuve et une semaine en Alberta, puis retour à Montréal début mars juste à temps pour commencer à me préparer pour le prochain tournage. Ça fait du bien de voir ce que ma vie sera pour les prochains mois. Ça fait un peu moins de bien d'angoisser le jour du départ, parce que mes valises ne sont pas finies et que je déteste faire des valises, parce que j'ai peur de ne pas avoir assez de vêtements chauds, parce que j'ai mille et un téléphones à faire avant de partir, parce que je n'ai pas lu le scénario autant de fois que je l'aurais voulu, parce que je ne connais personne là-bas.

Malgré tout ça, une chose certaine: la confiance que je suis une bonne scripte et que je vais bien faire ma job. Et puis c'est l'aventure tout ça, découvrir un nouveau coin de pays, travailler dans des mines et des cavernes, vivre 1 mois à l'hotel. Allez tripper ailleurs quand je commence à avoir fait le tour de l'hiver montréalien.

jeudi 24 janvier 2008

Quelle journée

Hier matin je me suis réveillée dans les bras de Mr X. Réveillée est un bien grand mot, je n'avais pas beaucoup dormi. Pas que la nuit ait été remplie d'ébats torrides, non, mais j'ai toujours un peu de difficulté à dormir en présence d'un homme, surtout si c'est la première fois. Mr X, un an plus tard, je n'y crois toujours pas. J'y avais renoncé. Et puis on est devenu ami, j'apprécie bien sa compagnie. C'est peut-être ce détachement qui lui a plu ce soir-là. Qui sait? Peut-être aussi que c'est parce que c'était sa fête et qu'il n'avait pas envie de finir la soirée seul. On se saura jamais, et puis ça ne me dérange pas vraiment. Pour la première fois je suis partie de chez lui le lendemain, sans peine ni regret, sans sentir le vide en moi. Sans me sentir amoureuse et sans me demander s'il va me rapeller. Fière même, bien dans ma peau. Je pensais que ça m'enlèverait Mr Big de la tête pour quelques jours mais non, après être rentrée à la maison, après avoir pris ma douche, j'ai recommencé à penser à lui, plus fortement encore.

La journée a continué. En attendant ma rencontre à 17h00 avec la réalisatrice du court métrage que je devais faire en fin de semaine, j'ai été diné avec une amie. Aux toilettes, j'ai reçu un téléphone d'une productrice de Terre-Neuve qui voudrait que j'aille travailler sur un film à St John's et en Alberta jusqu'au 4 mars. Départ pour St John's mardi prochain. Moi qui avait trop de temps depuis le début de l'année, me voilà avec plein de téléphones à faire et mon horaire à virer sans dessus dessous pour pouvoir partir. Trouver une scripte pour le court métrage et avertir les gens avec qui je vais travailler à mon retour. Traduire mon CV en anglais.

Partir un mois. C'est ce donc j'avais besoin. Aller tripper en location avec une nouvelle gang, travailler, me plonger dans un nouveau film, faire la job que j'aime et qui est devenue la seule façon de me valider et de sentir que je suis bonne, belle et capable. Moi qui voulait que ma vie soit chamboulée, je suis comblée. Il faut que je me souvienne l'an prochain que le mois de janvier est le mois d'attente et de déprime. Mais qu'il se passe toujours quelque chose après qui me redonne confiance et me fait oublier mes angoisses pour quelque temps. Ouf, quelle journée.

lundi 21 janvier 2008

Les lendemains

Aujourd'hui, je suis sortie prendre une marche malgré le froid. C'est ce que je fais quand ma tête tourne. Au lieu de tourner en rond dans mon appartement, je sors cogiter à l'extérieur, je marche et je regarde la vie, les gens. Aujourd'hui, c'est un lendemain. Pas un lendemain de veille, quoi que j'ai quand même abusé des bonnes choses hier soir, divers alcools, drogues, tabac même, moi qui officiellement n'est pas une fumeuse. Non, un lendemain de visite de Mr Big. En général on passe des belles soirées suivies de belles nuits, mais avec la séparation le lendemain matin vient toujours le vide. Et l'attente qui recommence. Je repense à notre soirée, aux paroles échangées, à celles que j'ai tues, par peur, malgré ses questions. "Après tout ce temps, es-tu satisfaite de notre relation?" Quoi répondre? Non je ne suis pas satisfaite. Non ce ne sera jamais assez. Non je ne suis pas faite pour être l'amante d'un homme. Je n'arrive pas à lui dire. L'honnêteté amènerait une hypocrisie ouverte à notre relation. Ou bien la rupture. Tant qu'il pense que je vais bien, tout peut continuer. Les nuits, une fois de temps en temps, à se coller, s'embrasser, se caresser. Prendre un peu d'affection, en donner. La présence d'un homme qui me ressemble trop pour que quelque chose de sérieux soit possible entre nous. Alors j'ai pris mon temps et j'ai répondu que j'étais toujours bien dans ses bras. Il fera ce qu'il veut de cette réponse évasive. Après tout, c'est de lui que j'ai appris l'art de ne pas vraiment répondre.

J'écris cette entrée dans mon blogue et j'ai peur qu'on me trouve pathétique. Je ne sais pas trop pourquoi je joue à un jeu pas fait pour moi. Certaines femmes sont faites pour ce genre de relation, pas moi. Me donner à moitié est difficile. Alors pourquoi rester? Parce qu'il ne se passe rien d'autre. Pourquoi il ne se passe rien d'autre? Parce que je reste. Moi qui ne savait pas trop quelle direction donner à mon blogue, je me rends compte que j'y écris surtout mes pensées déprimantes.

mercredi 16 janvier 2008

Addicted to blog

Hier matin, rendez-vous avec "ma" gynécologue. J'utilise les guillemets parce que je ne suis pas certaine qu'officiellement je peux apeller ce médecin ma gynécologue. L'ère de la modernité nous a emmené plein de technologies inutiles, on change de IPod plus rapidement qu'on jette nous sous-vêtements mais il est quand même périlleux de se trouver un médecin prêt à nous soigner en cas d'urgence. Bref, la solution que j'ai trouvée, quand j'ai des problèmes féminins, c'est de prendre rendez-vous avec un médecin dans une clinique.

Je ne sais pas trop pourquoi, quand je me retrouve dans un bureau de médecin, on dirait que je laisse mon intelligence dans la salle d'attente. J'aurais plein de questions à poser, je voudrais prendre mon temps mais je me sens toujours un peu rushée et je ne dis pas la moitié des choses qui me trottent dans la tête depuis des semaines. Je voudrais que ce soit aussi long qu'avec ma psychologue. Non non. Déshabille-toi, couche-toi, spéculum, on remet les vêtements, je me retrouve dehors au froid avec mes angoisses et une prescription. Pas celle que j'aurais voulu mais bon, ce n'est pas moi la spécialiste. J'irai donc acheter plus tard ces médicaments que je n'utiliserai pas parce que je sais au fond de moi que ce n'est pas de ça dont j'ai besoin. En attendant je marche vers le métro, sur St-Denis. Et j'observe la rue vide. Je m'interroge: est-ce que c'est la première fois que je marche dans ce coin en plein jour? C'est si tranquille, si on compare à l'activité bourdonnante du soir. Je ne croise personne, pas même un sans-abri. Tout est blanc.

J'ai observé un phénomène étrange depuis quelques jours. Quand je marche dans la rue, surtout si c'est tranquille comme hier, je regarde ce qui m'entoure et je pense en terme de blog. Je m'imagine, assise comme en ce moment devant mon ordi, à raconter ma journée et à livrer mes pensées. Ah tiens, je vais pouvoir écrire ceci dans mon blog. Ah comme cette personne est bizarre, j'en parlerai dans mon blog. Qu'est-ce qui se passe avec moi?

vendredi 11 janvier 2008

Retrouvailles, hockey et Mr X

Mardi soir, Shiso Sushi sur St-Denis, je suis attablé avec mon amie Vertelime devant une assiette de sushis. Je passe une belle soirée, Vertelime était à l'extérieur de la ville depuis quelques mois et je suis très contente de la retrouver. Mon cellulaire bip, j'ai un nouveau message vocal. Voyons voir. Mr X est pas loin dans un bar pour écouter la game de hockey. Tiens donc, juste au moment ou je disais à mon amie que j'avais décidé de ne plus l'apeller. Courir après un gars qui ne semble pas intéressé, une fille se tanne. On va quand même le rejoindre, on se cherchait justement un bar pour aller continuer la soirée. Les gars écoutent la game et nous on se raconte nos vies. 23h00, on a gagné 4/3 en prolongation (si je me rapelle bien du score), je me retrouve seule avec Mr X pour aller jouer au pool, les autres rentrent à la maison. C'est bizarre. J'ai déjà pensé que j'étais attiré par lui. Mais avec le temps il ne s'est rien passé et maintenant j'apprécie sa compagnie, c'est tout. Un gars troublé, drogué, qui me ressemble. On essaye 2-3 bars mais les tables de pool sont occupées partout, on se retrouve dans une ruelle à fumer un joint et je ne suis pas certaine de ce qu'il y a entre nous, de ce qu'il pense de moi. La soirée continue, je lui parle de moi un peu, on va manger une pointe de pizz chez Domino. Pourquoi je ne suis jamais totalement à l'aise avec lui? J'essaye trop je pense, j'essaye trop d'être intéressante. Je devrais peut-être juste le prendre par les épaules et le frencher sans lui laisser de chance. Ça ne faisait pas partie de mes résolutions justement, me surprendre, faire des choses qui ne me ressemblent pas? Mais quelque chose m'en empêche, je ne sais pas quoi exactement, la peur de me dévoiler, la peur que les choses changent entre nous, la peur de me fare rejeter. Et puis ce n'est pas un gars pour moi. Finalement on entre au St-Buck et on se commande chacun une bouteille de Mystique, qu'on ne finit pas parce qu'on a définitivement trop consommé, alcool bouffe et tout. On sort dehors, il habite pas loin, la soirée tire à sa fin. Il parle en se penchant vers moi, je me demande sérieusement s'il va m'embrasser. J'en ai envie, je ne suis pas certaine. Juste pour qu'il se passe quelque chose. Je détourne le regard, il me souhaite bonne nuit, me sourit et me donne 2 becs sur les joues. Je tourne les talons et je pars dans l'autre direction. Je retourne chez moi, seule. La tête pleine et vide à la fois. Il se passe trop de choses dans ma tête, trop de choses qui ne correspondent pas à la réalité.

jeudi 10 janvier 2008

En écoutant Foule Sentimentale

Aujourd'hui m'est arrivé un petit incident qui m'a beaucoup surprise. Je me suis évanouie, quelques secondes.

Je me suis levée à 7h00 ce matin. Ça fait au moins un mois que ça ne m'est pas arrivé. Je devais aller au Palais de justice pour témoigner contre le gars qui est entré chez moi en septembre dernier et qui est parti avec quelques cossins... et notre viande congelée (!!). Je n'avais pas trop envie d'associer un visage à cet événement, mais bon, je m'y suis rendue quand même, pas trop le choix. Pour apprendre que je n'aurais pas à témoigner, merci beaucoup de vous être déplacée mademoiselle. Je faisais tranquilement la file pour savoir à quel montant d'argent j'aurais le droit pour m'être déplacé quand j'ai commencé à me sentir bizarre. J'avais faim, j'avais soif, j'avais chaud, le picotement, les étoiles et bang le noir, je me retrouve à terre. Bref, vous savez, si ça vous est déjà arrivé. Un peu épeurant de perdre le contrôle comme ça.

Mais on s'en remet vite. Y'a rien qu'aller dépenser mon argent chez Archambault soigne pas!

mercredi 9 janvier 2008

Il fait gris dehors

Mois de janvier. Le début de l'année. Repartir à zéro. Au commencement tout est encore possible. Je suis comme un arbre l'hiver, sans feuille. J'hiberne, j'attend que les bourgons sortent pour vivre à nouveau.

L'appartement est en ordre. Les plantes sont arrosées. Les comptes sont payés. Ma "to do list" est presque vide. J'ai un rendez-vous chez le dentiste la semaine prochaine, un autre avec la gynécologue, même mon chat a une visite prévue chez le vétérinaire. Je prévois aller porter les bouteilles vides à l'épicerie tantôt. Pas de course à faire, rien qui traine. Ah oui, peut-être des vêtements à aller porter chez le nettoyeur. Je me garde ça pour la semaine prochaine.

Ok, je suis prête. J'attends. Il y a quelque chose qui va venir bouleverser ma vie, oui ou merde???

mardi 8 janvier 2008

Je déteste l'électrolyse

À ceux et celles qui ont déjà pensé recevoir des traitements d'électrolyse, je dis: oui, ça fait mal. Bon, je dramatise un peu parce que ma peau de presque rousse est plus sensible que la majorité des gens, parce que je reviens tout juste d'une visite chez l'esthéticienne... et parce que je suis pas mal drama queen. Quand même. Laissez-moi vous parler de ma visite d'aujourd'hui.

J'ai toughé un gros 4 minutes. Habituellement mon traitement dure une quinzaine de minutes et, même si ce n'est jamais une partie de plaisir, j'arrive à endurer. Mais aujourd'hui, je ne sais pas si c'est l'hiver, le fait d'avoir passé un autre Noël en célibataire, mon manque de travail et le chômage qui arrive à la fin, mais après les fameuses 4 minutes, j'ai commencé à trembler et bang, les chutes Niagara coulaient!!! J'ai du me relever pour pouvoir arrêter de trembler. L'esthéticienne s'est tue quelques secondes puis a essayé du mieux qu'elle pouvait de me réconforter. "Ça va aller, tu as eu une mauvaise journée? Tout arrive pour une raison, mais des fois c'est difficile de voir le côté positif d'une situation. Tu dois faire les choses dont tu as envie, pas celles que tu penses devoir faire. bla bla bla" Ça allait bien. Je me disais, wow, merci, aujourd'hui je te laisse un bon pourboire. Jusqu'à ce qu'elle dépasse la limite. "C'est dans ces situations qu'il faut se tourner vers la religion." Au moins j'ai arrêté de pleurer. Je ne sais pas si elle a vu dans mon regard qu'elle n'aurait pas de pourboire.

jeudi 3 janvier 2008

Les masques tombent

Je me suis levée ce matin avec un doute dans l'esprit. J'ai rendez-vous à l'hôpital aujourd'hui mais personne n'a apellé pour le confirmer. Est-ce que je me serais trompée de date? Je trouve un numéro noté sur un bout de papier, je compose. Le système de santé québécois étant l'équivalent de la maison des fous d'Astérix, on me donne un autre numéro de téléphone où je vais peut-être trouver l'information dont j'ai besoin. Je compose de nouveau, j'attends, j'écoute la petite musique d'ascenseur sensée me divertir dans mon attente.

"Non madame, on est un centre de rendez-vous ici, on n'apelle pas tout le monde pour confirmer."

"Mais, mais, les autres fois, j'ai reçu un appel la veille de mes rendez-vous..." Zut, pourquoi avoir effacé ces messages de mon répondeur... je n'ai plus de preuve maintenant.

"Ah non, on ne fait pas ça ici."

"Pouvez-vous quand même me dire si j'ai bel et bien un rendez-vous aujourd'hui?"

J'ai donc jusqu'à 13h30 pour boire trop de café et écouter la télévision. Je repense à la conversation de la veille. J'ai été soupé avec une bonne amie que je n'avais pas vue depuis quelques semaines. Très bon souper, bon vin, rires et potins échangés... J'ai appris qu'un garçon dans notre cercle d'amis lui avait récemment avoué qu'il éprouvait des sentiments pour elle. Je me sens ridicule. Il y a quelques mois, elle et une autre amie m'ont mis dans la tête que le garçon en question serait un bon parti pour moi. Il ne m'intéresse pas vraiment mais je me suis quand même posée des questions, étant célibataire depuis trop longtemps. Maintenant cet aveu, tout à coup j'ai l'impression que je ne connais pas vraiment les gens que je crois connaître. Combien de personnes me cachent des choses derrière leurs sourires? Je peux passer une soirée avec quelqu'un, penser que je le connais, mais c'est un leure, parce qu'il y a sûrement des choses que je ne sais pas et qui influenceraient ma perception de cette personne. J'ai soudainement envie de rencontrer du nouveau monde, changer de cercle d'amis. Avec les nouvelles rencontres, c'est normal de ne pas tout savoir. On peut être surpris sans être trop ébranlé.

mercredi 2 janvier 2008

Contradiction

J'aime le bruit de la neige sous mes pas mais je n'aime pas le froid de l'hiver qui pique mes joues.

J'aime mon chat qui dort collée contre moi mais je n'aime pas les poils qu'elle laisse partout sur mon lit.

J'aime avoir l'appartement pour moi mais je n'aime pas habiter seule.

J'aime bien manger mais j'ai une peur bleue de la pesée le matin.

J'aime voir des amis mais je ne sais pas toujours quoi leur dire.

J'aime le gym mais je n'aime pas suer.

Quelques-unes de mes contradictions... ou l'art de ne pas s'assumer.

mardi 1 janvier 2008

Blanc comme une page sans résolution

Avez-vous vu toute cette neige? C'est ma deuxième tempête de l'hiver. J'en ai manqué quelques-unes, je me croyais plus forte que l'hiver, mais aujourd'hui les flocons ont eu le dessus sur moi. Je suis rentrée à la maison cet après-midi, la 1ère journée de l'année, comme un bonhomme de neige. Je voudrais sortir et fêter mais mon manteau, ma tuque et mes mitaines encore mouillés m'enlèvent l'envie de me rhabiller et de sortir. Il y a des moments où la solitude se fait plus sentir que d'autres.

Blanc, la couleur de la neige, c'est aussi la couleur de la première page, la page vierge du début de l'année, celle où tout est encore possible. On se souhaite bons coups au lieu d'erreurs, plus sages décisions, parce que oui on devrait être plus sage d'une année à l'autre. Avez-vous pris des résolutions? Je ne sais pas trop lesquelles prendre aujourd'hui. Ma vie est une mer calme, sans vent, sans aucun changement en vue ni terre à l'horizon. Je n'ose pas trop la perturber. Je me souhaite de me surprendre, de faire des choses qui ne me ressemblent pas, de me déstabiliser. Faire plus d'efforts pour travailler au lieu d'attendre les contrats. Arrêter d'attendre que le prince charmant frappe à ma porte. Continuer d'aller au gym. Devenir plus débrouillarde et autonome. Et ce que je ne suis pas capable d'écrire mais qui aujourd'hui est encore plus vrai que n'importe quand: arrêter de l'attendre, lui. Arrêter de l'aimer.

mardi 4 décembre 2007

Assez pleuré

Amour (selon le petit Larousse 1992): sentiment très intense, attachement englobant la tendresse et l'attirance physique, entre deux personnes.

Si je suis célibataire depuis toujours, est-ce que ça veut dire que je n'ai jamais aimé? La définition mentionne ENTRE DEUX PERSONNES. L'amour me rend pathétique. L'amour me fait perdre la raison et oublier que je suis une fille intelligente. L'amour n'est que tristesse et angoisses. J'attends trop de l'amour, je voudrais que ça me transforme et me rende heureuse. Trop d'attentes, trop d'espoirs, trop de déceptions. À chaque fois je crois avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, à chaque fois je pense que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, qu'on apprend de ses erreurs, une phrase clichée par-dessus l'autre. À chaque fois je me lance les yeux fermés et le corps tendu vers le couteau pointu, vers la souffrance, comme si je m'y complaisais. Aimer Mr Big est la solution facile. Aimer quelqu'un qui ne m'aimera jamais m'empêche de trouver l'amour ailleurs. Peut-être que, dans le fond, c'est moi qui ait peur de l'engagement.

Quoi faire pour passer à travers? Arrêter de me demander Pourquoi moi? La souffrance me rapelle que je suis en vie, mes larmes me chantent que si je peux pleurer, je peux aussi rire et danser. Je me tourne vers le travail, j'apelle des amis, je regarde des acteurs vivre des fausses émotions à la télévision, je vais au gym, je me trouve belle. Au lieu de lui écrire une lettre, je commence un blogue qu'il ne lira jamais.

lundi 3 décembre 2007

Yes sir madame

Je me rends à l'hôpital ce matin. Je sors de chez moi avec la ferme intention de prendre l'autobus. Arrivée au coin d'Ontario il y a un stand de taxis. Laisse faire l'autobus. J'ai déjà l'air d'un bonhomme de neige de toutes façons. À l'hôpital c'est la maison des fous. La neurologie au 3e m'envoie chercher ma carte d'hôpital au 1er, êtes-vous certaine qu'ils ont pas déjà votre carte en haut? Non, votre carte est en bas... Après 15 minutes perdues dans les escaliers, je m'allonge sur une civière pour me faire coller des électrodes dans la tête... et passer le reste de la journée avec une tuque sur la tête parce que mes cheveux sont tout ébourrifés et collants. Maintenant je dois attendre 2 semaines pour qu'on me dise que j'ai rien et que je devrai prendre d'autres mesures pour connaître la cause de mes migraines. J'ai des courses à faire mais les bancs de neige ont le dessus sur moi. L'hiver va être long.

Je reviens chez moi et prend mes emails. J'ai un message de HornyPotter. Hé oui, je suis sur un site de rencontre, vive la mordernité. HornyPotter donc, un homme marié de 42 ans avec 2 enfants qui aime sa famille mais qui veut ajouter un peu de whoump dans sa vie, pour reprendre ses propos. Are you sure you want to delete this message? Yes sir madame.

dimanche 2 décembre 2007

Début

C'est bizarre comme feeling. J'ai l'impression d'être dans un pièce noire et de pouvoir hurler au meurtre sans que personne ne m'entende. Pour le moment personne ne connaît l'adresse de ce blog. Je peux donc écrire à ma guise, raconter ma vie sans rien cacher... Il y a quelque chose de libérant à ça. Comme crier dans un oreiller. Enfin ça doit, parce que je n'ai jamais essayé. J'ai peur de faire des fautes d'ortographe. Ça serait gênant.

Pourquoi un blog? J'imagine que c'est ce qu'une fille de l'an 2000 fait quand c'est l'hiver et qu'il fait froid dehors, que c'est dimanche et que Tout le monde en parle commence juste dans 2 heures. Il faut s'occuper, combler les minutes qui passent.

C'est tout pour ce soir, j'ai pas encore décidé comment je voulais utiliser ce nouveau jouet.