J'écris en commençant Bananas, un film de Woody Allen que je n'ai jamais vu. En fouillant parmi une pile de films empruntés à des amis, je suis tombé sur celui-ci. Je dois l'avoir chez moi depuis... un an? Je fais ça, j'emprunte des films à gauche, à droite, je les mets ensemble, et j'attends le bon moment pour les écouter. Ce soir, c'est l'appel de Woody Allen qui a été plus fort que le reste. Je me suis dit, Woody, même quand ce n'est pas si bon, ce n'est jamais tout à fait mauvais. Tiens, il y a un générique au début, mais ce n'est pas son générique habituel. J'aime déjà. Je mets à pause.
J'ai vu tellement de films ces derniers jours, je ne sais plus par où commencer. Je continue d'écouter environ un film par jour, quand ce n'est pas deux comme aujourd'hui. Au nombre que j'écoute, ils ne peuvent pas tous me marquer autant. Certains seront vite oubliés. Une vie qui commence, premier long métrage de Michel Monty, vu avec Lucie au Quartier Latin. Beau film, bien joué, belles images et tout, mais qui ne sort pas assez de l'ordinaire, et surtout, selon moi, avec beaucoup trop de direction artistique. Les films d'époque québécois ont parfois tendance à faire la même erreur que certaines téléséries québécoises tournées en studio: elles remplissent trop l'image de bibelots de couleurs vives et de tapisseries avec des motifs pas possibles. Sans parler du fait qu'il est un peu difficile de ne pas penser à Maman est chez le coiffeur quand on voit un film avec des enfants qui parle de la disparition d'un parent.
J'ai finalement écouté Mesrine, partie 2. Belle performance de Vincent Cassel, même si je ne suis pas tout à fait arrivé à oublier l'acteur derrière le personnage. Le problème commun quand on doit expliquer la vie de quelqu'un en peu de temps, c'est qu'il y a beaucoup de choses à raconter et certains passages manquent de transition. Ça saute du coq à l'âne et on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages. C'est le cas de la première partie. La deuxième partie est déjà plus intéressante. Les événements sont racontés avec plus de détails et on comprend mieux les motivations qu'a ce célèbre bandit de mener sa vie tel qu'il le fait. Je ne crois pas que ça ait la grandeur du Parain, même si je ne l'ai pas encore vu. Je voulais le voir, je ne me serais pas privé de regarder Vincent Cassel jouer pendant 4 heures.
Hier matin j'ai écouté Eros, une trilogie de moyens métrages réalisés par Wong Kar-Wai, Steven Soderberg et Michalengelo Antonioni. Des trois, j'ai définitivement préféré The Hand par Wong Kar-Wai. Sensuel, esthétique, exotique. Mais c'est ce soir que j'ai écouté le film que j'ai le plus apprécié ces derniers jours. The Kids Are Allright, avec Annette Benning et Julianne Moore qui font un couple de lesbiennes. Après 10 minutes, il y avait déjà eu 2 scènes de baise. J'étais intriguée. Je n'ai pas été déçue. Peut-être que c'est parce que je l'ai écouté sans trop me poser de questions, sans trop analyser, sans penser à ce que j'allais écrire ensuite ici. De bons comédiens et plusieurs pas pire scène de baise et il faut se l'avouer, c'est toujours agréable à regarder quand on passe la soirée seule. Je ne sais pas trop quoi dire d'autre, excepté que ça m'a plu. Belle petite comédie dramatico-romantique.
Il est minuit, je ne sais plus si j'ai envie de continuer Bananas. J'ai envie de retrouver Sheldon et mes amis de The Big Bang Theory. À un autre soir Woody! Je te garde ici encore un bout de temps.
2 commentaires:
Avec tout ça, je me sens coupable de ne pas voir autant de films que je voudrais, ahah ;)
Pourquoi se sentir coupable? Moi je me trouve un peu folle d'en écouter autant...
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