Il a dit Je t'aime. Et puis j'ai paniqué. Ça devrait être une belle chose, je devrais être heureuse, au lieu de ça j'angoisse, je réfléchis. Il a dit Je t'aime mais ça ne change rien à la situation. Il ne m'appelle toujours pas plus souvent. Ça n'a pas changé ma vie. Dans mes rêves de petites filles romantiques, un homme me regarde dans les yeux en souriant et me dit Je t'aime. Dans les faits, il m'a regardé dans les yeux en souriant et m'a dit Je t'aime. Ou plutôt J't'aime, en une seule syllabe. Et je l'ai poussé loin de moi.
Il ne m'aimera peut-être jamais comme je voudrais qu'il m'aime. Je voudrais un amour où on ne peut plus se passer l'un de l'autre, au lieu de ça j'ai droit à un amour de refoulement, de caresses et de silences. Je ne comprends pas son amour. J'ai toujours cru que l'amour changerait ma vie. Que tout deviendrait beau, chaud, apaisant et réconfortant. Loin de me réconforter, son amour me fait peur.
Il est le premier à me le dire. Je rêve de ce moment depuis longtemps. Depuis que j'ai l'âge de m'intéresser aux garçons, je rêve du moment où un homme m'aimera. Mais ce n'est jamais arrivé, et j'ai appris à vivre l'amour par procuration en regardant les belles actrices tomber en amour avec de beaux acteurs à la télé et au cinéma. Ces temps-ci je compense en suivant les amours de Dr Grey, Sophie Paquin, Betty Suares et Sookie Stackhouse. Et puis voilà, l'autre nuit, j'étais dans ses bras, et sans prévenir, entre 2 baisers, Mr Big m'a dit Je t'aime. Quoi faire maintenant? Je ne dors plus...
Il y a beaucoup de points d'interrogation dans ma vie. Aujourd'hui j'essaye d'en effacer un ou plutôt de le transformer en point d'exclamation. À partir du 4 janvier 2011, je veux parler ici des films que je vois et de ce qu'ils m'inspirent. Il ne s'agit pas de critique, mais de mes opinions et de ce que le cinéma me fait penser, et vivre.
samedi 7 novembre 2009
samedi 31 octobre 2009
Un an plus tard
Je ne sais pas pourquoi j'ai arrêté de blogger. Peut-être que c'est parce que mes états d'âme ne m'intéressent plus moi-même, alors je me dis: pourquoi ils intéresseraient les autres? Je regarde ma vie passer depuis quelques temps. Je regarde les autres évoluer autour de moi, voyager, relever des défis, prendre des risques. Et puis moi? Je travaille. J'écoute la télé. Je me pète la fiole en 2. Je me lève tard et je commence la journée avec un café-bailey's-joint. Je lis les emails de mes amis voyageurs. Wow. Qu'est-ce qui s'est passé? Au moins je ne suis pas trop décue parce que je n'ai pas d'attente. Sans attente face à la vie. Je ne suis pas exigeante, plutôt facilement contentée. Je n'ai plus envie de rien. Je ne m'impressionne plus, je ne suis plus fière de moi. Ou si peu.
Avec l'automne qui arrive, voici venu le temps des feuilles dans la rue, des journées pluvieuses, des citrouilles qui se battent pour avoir leur place sur nos balcons avant que les décorations de Nöel nous envahissent. Quand il ne pleut pas, c'est le temps idéal pour me ploguer sur mon IPod et aller prendre une marche. J'ai déjà aimé l'automne. Cette année la nouvelle saison n'est que synonyme du temps qui passe. Mon appartement dépérit à la même vitesse que ma tête et mon corps. Après une année difficile avec une coloc-pas-faite-pour-moi, après un déménagement stressant parce que je vis tout de façon stressante (merci papa et maman), je me retrouve seule dans un grand appartement, face à ma solitude et sans envie de décorer. Je suis de celles qui veulent beaucoup mais qui ne sont pas toujours prêtes à y mettre les efforts. Alors la poussière s'accumule, et je n'ai toujours rien d'accrocher sur les murs. Ou si peu.
J'ai peur.
Avec l'automne qui arrive, voici venu le temps des feuilles dans la rue, des journées pluvieuses, des citrouilles qui se battent pour avoir leur place sur nos balcons avant que les décorations de Nöel nous envahissent. Quand il ne pleut pas, c'est le temps idéal pour me ploguer sur mon IPod et aller prendre une marche. J'ai déjà aimé l'automne. Cette année la nouvelle saison n'est que synonyme du temps qui passe. Mon appartement dépérit à la même vitesse que ma tête et mon corps. Après une année difficile avec une coloc-pas-faite-pour-moi, après un déménagement stressant parce que je vis tout de façon stressante (merci papa et maman), je me retrouve seule dans un grand appartement, face à ma solitude et sans envie de décorer. Je suis de celles qui veulent beaucoup mais qui ne sont pas toujours prêtes à y mettre les efforts. Alors la poussière s'accumule, et je n'ai toujours rien d'accrocher sur les murs. Ou si peu.
J'ai peur.
jeudi 11 décembre 2008
Un grand H
Nous voila reparti. J'ai été réveillée ce matin par le facteur qui menaçait de ne plus me donner mon courrier pour cause d'escalier très dangereux. Une amie a annulé un souper chez moi parce qu'elle avait la grippe. Deux jours plus tard, cette même amie a annulé le souper reporté parce que les conditions routières ne sont pas assez belles. Je n'ai plus besoin d'aller au gym parce que marcher de Ste-Catherine a Ontario dans toute cette neige est un assez bon exercice pour les jambes. Je n'ai plus envie d'aller au cinéma le soir, j'ai plutôt envie de rester chez moi et de manger de la bouffe engraissante. Ça ne donne plus rien de passer 1 heure a me mettre belle avant de sortir de chez moi, la tuque et le foulard foutent le bordel dans ma mise en pli. Mon appartement trop froid m'a fait prendre le téléphone et appeler Mr Big pour aller me réchauffer chez lui.
L'hiver. Avec un grand H. Selon vous, c'est ma saison préféré ou pas?
L'hiver. Avec un grand H. Selon vous, c'est ma saison préféré ou pas?
mercredi 8 octobre 2008
En réaction au blogue de Marie-Claude Lortie
Simons et la maigreur. Voila le titre du blogue de Marie-Claude Lortie, daté du 7 octobre 2008 sur Cyberpresse. Je dois m'enregistrer sur leur site si je veux faire un commentaire, alors je le fais ici.
Elle parle des mannequins hommes extra-maigres utilisés pour les photos du catalogue. Donc je cite: ''Pourquoi Simons ne prendrait pas plutôt du monde normal pour ses séances photos?'' Et je réponds: parce que moi je suis une personne normale et que je n'arrive pas toujours a trouver ma taille chez Simons. Ça servirait a quoi de faire une séance photo avec du monde normal si les gens normaux ne peuvent pas tous s'habiller chez Simons? Les couturiers Simons devraient faire un vêtement spécial taille normale juste pour le défilé, parce qu'ils ne sont pas en vente en magasin.
2 mots: fausse représentation.
Elle parle des mannequins hommes extra-maigres utilisés pour les photos du catalogue. Donc je cite: ''Pourquoi Simons ne prendrait pas plutôt du monde normal pour ses séances photos?'' Et je réponds: parce que moi je suis une personne normale et que je n'arrive pas toujours a trouver ma taille chez Simons. Ça servirait a quoi de faire une séance photo avec du monde normal si les gens normaux ne peuvent pas tous s'habiller chez Simons? Les couturiers Simons devraient faire un vêtement spécial taille normale juste pour le défilé, parce qu'ils ne sont pas en vente en magasin.
2 mots: fausse représentation.
jeudi 2 octobre 2008
J'ai peur.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai peur. J'ai un tournage qui s'en vient, et ça devrait être une bonne chose, je devrais être en forme, mais non, j'ai peur. Peur de ne pas avoir le moral a ça. Je suis habituée a un certain niveau de stress au travail, je suis habituée au désordre et aux imprévus. J'ai même déja ressenti le stress du début, quand on ne sait pas trop a quoi s'attendre, quand tout est possible. Mais ça c'était au début justement, a mes premiers tournages, quand je ne savais pas encore si j'allais être bonne et que j'avais encore beaucoup a apprendre sur mon métier. Mais cette fois-ci c'est différent. C'est quelque chose que je n'ai pas vécu encore.
Ma psy me déprime. Façon rapide de dire les choses, car c'est beaucoup plus compliqué que ça, en réalité. Les journées où je vais la voir sont les pires, ces temps-ci. Je pleure beaucoup durant mon heure passée avec elle. Ça doit être bien, on doit être en train de régler des choses, elle et moi. Alors pourquoi est-ce que je suis de plus en plus déprimée? Pourquoi j'ai l'impression de régresser? Peut-être que c'est une étape normale avant la guérison.
En plus, ces maudits tests de glande thyroïde... Les résultats me font peur. D'un côté, il se pourrait que ça soit la cause de mon irritabilité et de mes déprimes. D'un autre côté, j'ai peur de prendre des médicaments avec des effets secondaires. Si je perdais ma libido? Si je prenais du poids? Au moins ça se ferait dans la bonne humeur.
Ah l'automne, ma saison préférée, qui cette année souffle de mon côté un vent de déprime et de remises en question. Comme a chaque année.
Ma psy me déprime. Façon rapide de dire les choses, car c'est beaucoup plus compliqué que ça, en réalité. Les journées où je vais la voir sont les pires, ces temps-ci. Je pleure beaucoup durant mon heure passée avec elle. Ça doit être bien, on doit être en train de régler des choses, elle et moi. Alors pourquoi est-ce que je suis de plus en plus déprimée? Pourquoi j'ai l'impression de régresser? Peut-être que c'est une étape normale avant la guérison.
En plus, ces maudits tests de glande thyroïde... Les résultats me font peur. D'un côté, il se pourrait que ça soit la cause de mon irritabilité et de mes déprimes. D'un autre côté, j'ai peur de prendre des médicaments avec des effets secondaires. Si je perdais ma libido? Si je prenais du poids? Au moins ça se ferait dans la bonne humeur.
Ah l'automne, ma saison préférée, qui cette année souffle de mon côté un vent de déprime et de remises en question. Comme a chaque année.
samedi 27 septembre 2008
Une soirée au Rouge
Je me disais ça y est, j'ai repris contact avec l'ancienne moi, la moi qui profitait de sa jeunesse et sortait danser jusqu'a 3h du matin en se saoulant de bière a 1$ en ne pensant pas au terrible lendemain de veille que j'aurais a vivre. Ça y est, je recommence a sortir et a me mettre cute. Ça y est, je fais quelque chose au lieu de me plaindre qu'il ne se passe jamais rien dans ma vie. J'avais même trouvé celle qui allait m'aider. La fille qui sort tout le temps et qui connaît tous les bars trendy et les bons restos de Montréal. Ça y est, j'y étais presque.
Mais voila que, hier soir, au Rouge, je suis partie sans dire bye a personne. Je ne sais pas si c'est une question d'âge. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop vieille pour que les gens me foncent dessus. (Je suis certaine que c'est déja arrivé a tout le monde. Je danse avec ma gang, j'ai du fun, la musique est bonne, mais on dirait que je suis dans un corridor. On dirait que tout le monde s'est donné le mot. On dirait qu'ils se disent: ''tiens, elle, elle va se tasser quand je vais passer a côté d'elle pour aller au bar. Je pourrais peut-être même la pousser un peu, ça ne lui dérangera pas. Surtout je ne m'excuserai pas.'') Les uns après les autres. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop vieille pour ça, en tous cas je ne l'endure plus beaucoup. Et puis je n'avais pas une grosse envie de me saouler, de baragouiner mon adresse au chauffeur de taxi, de monter les 2 étages menant chez moi tout croche, d'oublier de prendre un verre d'eau avant de me coucher et d'avoir mal a la tête le lendemain matin.
Après avoir parcourues le bar 2-3 fois a la recherche d'amis, après avoir abandonnées le parfait spot pour danser pour aller se foutre au milieu de la foule, je ne pouvais plus la suivre. J'étais contente d'être avec elle, j'étais contente qu'elle m'aille présentée a ses amis et qu'elle veuille bien m'inclure dans sa gang. Mais a un moment j'en ai eu assez, je n'avais même pas le goût de dire bye, j'avais juste le goût d'être chez moi, dans mon lit, confortable. J'ai quand même dit bye a mon amie pour ne pas qu'elle me cherche plus tard et je me suis sauvée.
Dehors, il pleuvait. Le chauffeur de taxi voulait que je lui explique le chemin et tout ce que je voulais c'était écouter la musique de mon IPod et avoir la paix. J'ai appris la leçon. La prochaine fois, quand je me lève a 5h30 du mat pour aller faire des prises de sang a l'hôpital, je ne peux pas sortir jusqu'a 3h sans avoir fait une sieste avant. Sinon, je deviens irritable.
Mais voila que, hier soir, au Rouge, je suis partie sans dire bye a personne. Je ne sais pas si c'est une question d'âge. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop vieille pour que les gens me foncent dessus. (Je suis certaine que c'est déja arrivé a tout le monde. Je danse avec ma gang, j'ai du fun, la musique est bonne, mais on dirait que je suis dans un corridor. On dirait que tout le monde s'est donné le mot. On dirait qu'ils se disent: ''tiens, elle, elle va se tasser quand je vais passer a côté d'elle pour aller au bar. Je pourrais peut-être même la pousser un peu, ça ne lui dérangera pas. Surtout je ne m'excuserai pas.'') Les uns après les autres. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop vieille pour ça, en tous cas je ne l'endure plus beaucoup. Et puis je n'avais pas une grosse envie de me saouler, de baragouiner mon adresse au chauffeur de taxi, de monter les 2 étages menant chez moi tout croche, d'oublier de prendre un verre d'eau avant de me coucher et d'avoir mal a la tête le lendemain matin.
Après avoir parcourues le bar 2-3 fois a la recherche d'amis, après avoir abandonnées le parfait spot pour danser pour aller se foutre au milieu de la foule, je ne pouvais plus la suivre. J'étais contente d'être avec elle, j'étais contente qu'elle m'aille présentée a ses amis et qu'elle veuille bien m'inclure dans sa gang. Mais a un moment j'en ai eu assez, je n'avais même pas le goût de dire bye, j'avais juste le goût d'être chez moi, dans mon lit, confortable. J'ai quand même dit bye a mon amie pour ne pas qu'elle me cherche plus tard et je me suis sauvée.
Dehors, il pleuvait. Le chauffeur de taxi voulait que je lui explique le chemin et tout ce que je voulais c'était écouter la musique de mon IPod et avoir la paix. J'ai appris la leçon. La prochaine fois, quand je me lève a 5h30 du mat pour aller faire des prises de sang a l'hôpital, je ne peux pas sortir jusqu'a 3h sans avoir fait une sieste avant. Sinon, je deviens irritable.
mardi 23 septembre 2008
L'aquarium
Hier, après une semaine a le regarder et a me dire qu'il était du pour un bon nettoyage, j'ai finalement lavé l'aquarium de mes poissons rouges. Ou plutôt, le bocal sans filtre qui leur sert de maison. Des taches brunes commençaient a se former sur plusieurs parois, l'eau était jaune, si mes poissons pouvaient communiquer avec moi ils m'auraient sûrement crier des bêtises. Maîtresse ingrate, j'entends d'ici leurs cris mêlés a ceux de la foule en délire. Que voulez-vous, je trouve ça un peu insignifiant, moi, des poissons rouges. C'est plus une décoration qu'un animal de compagnie. Je me demande pourquoi je les ai pris avec moi quand mon dernier tournage s'est terminé. Je me les suis imaginés en train de disparaître dans un bol de toilette et je me suis dit que personne ne méritait cette mort, même pas des poissons rouges.
Peut-être que je traite cet aquarium de la même façon que je traite ma vie: je le regarde pendant une semaine avant de faire quoi que ce soit. Peut-être aussi que ma vie mériterait un bon ménage, comme celui que je viens de faire dans l'aquarium. Frotter les parois pour découvrir ce qui est caché en-dessous des tâches brunes: des vitres, un autre monde, plein de possibilités d'exploration. Frotter sans savonner, pour ne pas trop les perturber quand même. Replacer les petits arbres de plastique et le plancher de garnotte bleu. Le problème c'est que moi, j'ai une plus grosse mémoire que celle de mes poissons. On ne peut pas m'avoir avec le simple ménage de ma cage.
Peut-être que je traite cet aquarium de la même façon que je traite ma vie: je le regarde pendant une semaine avant de faire quoi que ce soit. Peut-être aussi que ma vie mériterait un bon ménage, comme celui que je viens de faire dans l'aquarium. Frotter les parois pour découvrir ce qui est caché en-dessous des tâches brunes: des vitres, un autre monde, plein de possibilités d'exploration. Frotter sans savonner, pour ne pas trop les perturber quand même. Replacer les petits arbres de plastique et le plancher de garnotte bleu. Le problème c'est que moi, j'ai une plus grosse mémoire que celle de mes poissons. On ne peut pas m'avoir avec le simple ménage de ma cage.
mardi 16 septembre 2008
On sait que c'est vraiment l'automne quand...
... on dort pour la première fois depuis longtemps avec la fenêtre fermée.
... on se lève le matin et qu'on enfile jeans et chandail a manches longues.
... a midi on ferme toutes les fenêtres de l'appartement.
... on ne peut plus ignorer les feuilles mortes au sol et rouges dans les arbres.
... on se lève avec la gorge qui picote et plus la journée avance, plus on se sent étourdi.
J'aime l'automne, malgré mon premier rhume de la saison.
... on se lève le matin et qu'on enfile jeans et chandail a manches longues.
... a midi on ferme toutes les fenêtres de l'appartement.
... on ne peut plus ignorer les feuilles mortes au sol et rouges dans les arbres.
... on se lève avec la gorge qui picote et plus la journée avance, plus on se sent étourdi.
J'aime l'automne, malgré mon premier rhume de la saison.
lundi 8 septembre 2008
La vie adulte
Faire le ménage. Chasser la poussière. Ranger ce qui traine. Ne pas oublier les fenêtres. Trouver le parfait menu pour mes amies qui viennent souper. Avoir de l'imagination dans la cuisine. Au lit aussi. Aller porter mes vêtements chez le nettoyeur. Prendre rendez-vous avec la coiffeuse. Trouver un médecin pour mes migraines. Laver mon plancher avec un nettoyant naturel. Aller au gym. Faire mon entraînement au complet. Sans tricher. Bien manger, de 5 a 10 portions de fruits et légumes par jour. Plus de poisson, moins de fromage. Acheter de la nourriture pour le chat. Manger bio. Ou acheter des produits du Québec. Les 2, de préférence. Qui aurait dit que ce serait si difficile d'être adulte?
Je ne sais pas d'où me vient cette obsession de la perfection. D'avoir mon appartement plus propre que la maison de mes parents. Tout ça m'est tombé dessus, sans prévenir, il y a quelques mois, quand mon ancienne coloc m'a quittée pour aller vivre avec son copain, et que soudainement je suis devenue la personne en charge. L'adulte responsable. Le problème c'est que je ne sais pas me servir d'une drill et que je dois appeler mon père a chaque fois que je veux poser quelque chose sur les murs.
J'ai longtemps porté une bague avec l'inscription Carpe Diem dessus. Maintenant ça me fait rire. J'étais jeune et je n'avais pas encore peur du mot responsabilité. Je suis en congé ces jours-ci et j'ai de la difficulté a relaxer. Je me sens coupable si je ne fais rien d'autre qu'écouter des épisodes de Dexter dans ma journée. La poussière me nargue.
Ah oui, j'oubliais: trouver le bon punch line pour ce texte.
Je ne sais pas d'où me vient cette obsession de la perfection. D'avoir mon appartement plus propre que la maison de mes parents. Tout ça m'est tombé dessus, sans prévenir, il y a quelques mois, quand mon ancienne coloc m'a quittée pour aller vivre avec son copain, et que soudainement je suis devenue la personne en charge. L'adulte responsable. Le problème c'est que je ne sais pas me servir d'une drill et que je dois appeler mon père a chaque fois que je veux poser quelque chose sur les murs.
J'ai longtemps porté une bague avec l'inscription Carpe Diem dessus. Maintenant ça me fait rire. J'étais jeune et je n'avais pas encore peur du mot responsabilité. Je suis en congé ces jours-ci et j'ai de la difficulté a relaxer. Je me sens coupable si je ne fais rien d'autre qu'écouter des épisodes de Dexter dans ma journée. La poussière me nargue.
Ah oui, j'oubliais: trouver le bon punch line pour ce texte.
mercredi 3 septembre 2008
Petite réflexion du soir ou La relativité
En revenant chez moi ce soir, j'ai croisé une fille qui marchait, l'air assuré, agressif, d'un pas rapide, des couteaux dans les yeux. Trop d'attitude. Comme si elle s'en allait engueuler quelqu'un. Voulant faire peur peut-être. Si les gens sont séparés en 2 groupes, les forts et les faibles, et qu'elle pense faire partie des forts, alors j'aime mieux faire partie des faibles. C'est rassurant, non?
mercredi 11 juin 2008
Cafard matinal
Ce matin, j'ai le cafard. J'ai rêvé a Mr Big. Ça faisait longtemps. Le rêve est flou et me laisse un drôle d'arrière-goût au réveil. Je dois lutter encore plus contre mon envie de lui laisser un petit message sur sa page Facebook. Vite fait, en passant, inoffensif. Mais justement, ça ne sera jamais inoffensif, comme notre histoire ne l'a jamais été. Je ne sais pas trop ce qui me retient finalement, et c'est ça qui me fait freaker. Savoir que je pourrais ''rechuter'' a tout moment.
Et puis en prenant mes emails, je vois que j'ai des nouvelles de l'autre, mon homme marié de l'Ontario. Quel surnom pourrais-je lui donner...? C'était pas une histoire faite pour durer, je le savais en partant, mais j'ai quand même de la difficulté a le laisser aller, même après plusieurs mois, comme avec presque tous les hommes qui passent dans ma vie. Il a été, un bref moment, le temps d'une chanson de Simon and Garfunkel, un beau rapprochement. Se sentir près de quelqu'un et ne pas pouvoir se l'expliquer. Le besoin de quelque chose de beau dans la folie qu'on vivait. Depuis j'attends sans trop me l'admettre ses emails. Au début j'en recevais souvent, il disait qu'il s'ennuyait (merci, ça m'aide a t'oublier), maintenant ils se font très rares et très courts. Je ne sais même pas quoi lui répondre, il me semble si loin.
Ok je l'ai, Mr Robinson. Une autre tasse de café pour noyer mon cafard. J'ai une journée bien remplie qui m'attend, moi!
Et puis en prenant mes emails, je vois que j'ai des nouvelles de l'autre, mon homme marié de l'Ontario. Quel surnom pourrais-je lui donner...? C'était pas une histoire faite pour durer, je le savais en partant, mais j'ai quand même de la difficulté a le laisser aller, même après plusieurs mois, comme avec presque tous les hommes qui passent dans ma vie. Il a été, un bref moment, le temps d'une chanson de Simon and Garfunkel, un beau rapprochement. Se sentir près de quelqu'un et ne pas pouvoir se l'expliquer. Le besoin de quelque chose de beau dans la folie qu'on vivait. Depuis j'attends sans trop me l'admettre ses emails. Au début j'en recevais souvent, il disait qu'il s'ennuyait (merci, ça m'aide a t'oublier), maintenant ils se font très rares et très courts. Je ne sais même pas quoi lui répondre, il me semble si loin.
Ok je l'ai, Mr Robinson. Une autre tasse de café pour noyer mon cafard. J'ai une journée bien remplie qui m'attend, moi!
vendredi 30 mai 2008
Mon premier tapis rouge
Je n'ai jamais eu le rêve de la robe blanche. Marcher le long de l'allée, a l'église, au bras de mon père, avec tous mes amis assis de chaque côté qui me regardent... non merci, très peu pour moi. Surtout que je ne suis pas baptisée et que, plus jeune, je faisais même des cauchemars en pensant a ce que je devrais répondre lorsque mon amoureux s'agenouillerait pour me demander en mariage: Euh... non, je ne peux pas? Maintenant je me trouve ridicule d'avoir eu ses peurs, surtout que je suis encore célibataire donc on est loin du moment où un homme s'agenouillera devant moi, bague a la main. Qui aurait cru que la peur de devoir dire non se transformerait en peur de ne jamais pouvoir dire non? Pas moi.
Bref, si je n'ai pas eu ce rêve, j'ai longtemps eu celui où, dans le temps où je voulais être actrice, j'allais chercher mon Oscar aux Academy Awards. J'avais un beau petit discours tout préparé. Mais l'eau a coulé sous les ponts et j'ai choisi un métier derrière la caméra, endroit où je me trouve très bien d'ailleurs. J'ai quand même eu droit a un aperçu de ce que ma vie aurait pu être: j'ai accompagné une amie actrice a la première montréalaise de Sex and the City, le 28 mai dernier. En sortant de la limousine (hé oui), il y avait un tapis rouge (héééééééé oui!), j'ai même eu droit a la séance de flash, photos, caméras, journalistes, et puis je me disais, je ne suis pas a ma place ici, je devrais me mettre sur le côté, en dehors des photos, laisser faire les pros, celles qui ont passé une partie de leur vie a se regarder dans le miroir pour trouver la meilleure pose.
Apres le film, j'ai la migraine, je dois retourner a la maison et manquer le party. Dans le taxi, je repense a ma soirée et puis ça me vient tout a coup, aussi réconfortant que surprenant: je ne regrette pas. Je ne pense pas pouvoir vivre avec au quotidien une dose de caméras. Si c'est le prix a payer pour se pavaner sur le tapis rouge, je m'en passe très bien. J'aime ma job et je ne la changerais pas pour avoir ma photo dans le journal.
Bref, si je n'ai pas eu ce rêve, j'ai longtemps eu celui où, dans le temps où je voulais être actrice, j'allais chercher mon Oscar aux Academy Awards. J'avais un beau petit discours tout préparé. Mais l'eau a coulé sous les ponts et j'ai choisi un métier derrière la caméra, endroit où je me trouve très bien d'ailleurs. J'ai quand même eu droit a un aperçu de ce que ma vie aurait pu être: j'ai accompagné une amie actrice a la première montréalaise de Sex and the City, le 28 mai dernier. En sortant de la limousine (hé oui), il y avait un tapis rouge (héééééééé oui!), j'ai même eu droit a la séance de flash, photos, caméras, journalistes, et puis je me disais, je ne suis pas a ma place ici, je devrais me mettre sur le côté, en dehors des photos, laisser faire les pros, celles qui ont passé une partie de leur vie a se regarder dans le miroir pour trouver la meilleure pose.
Apres le film, j'ai la migraine, je dois retourner a la maison et manquer le party. Dans le taxi, je repense a ma soirée et puis ça me vient tout a coup, aussi réconfortant que surprenant: je ne regrette pas. Je ne pense pas pouvoir vivre avec au quotidien une dose de caméras. Si c'est le prix a payer pour se pavaner sur le tapis rouge, je m'en passe très bien. J'aime ma job et je ne la changerais pas pour avoir ma photo dans le journal.
jeudi 15 mai 2008
Trop tard pour écrire
00h49, je reviens d'une journée de tournage a l'Île Ste-Hélène, une belle journée chaude de printemps. Le coeur et l'énergie sont de moins en moins de la partie. Pour moi, pour les autres, ça se sent dans l'équipe. Ces moments me font douter. Je suis fatiguée et n'arrive plus a penser clairement. Je remets tout en question. Je fais des rêves bizarres ces temps-ci. Hier, je me suis réveillée perplexe, a 2 heures du mat. Dans mon rêve j'ai embrassé 2 collègues de travail, dont un qui ne m'a jamais attiré. Mon corps a des envies dont je ne me rends plus compte. J'ai envie de sentir le corps d'un homme contre le mien. Il est trop tard pour écrire. C'est l'heure des grands questionnements. Je vais aller m'endormir en écoutant du Harmonium.
dimanche 11 mai 2008
3 mois plus tard
Il s'en est passé des choses durant ce tournage. Mais j'ai tellement tout raconté souvent que je ne suis pas certaine d'avoir envie de l'écrire ici. En résumé: un tournage, 2 provinces, une mine, un vaisseau spatial, de la terre rouge et grise encore sur mon sac a dos, et beaucoup d'alcool plus tard, 1 one night stand, des nouveaux amis, 1 homme dont je me souviendrai longtemps... Je suis revenue a la maison pour trouver une coloc en plein déménagement, j'ai eu l'appart a moi pendant 2 semaines, juste le temps que naisse en moi l'envie de vivre seule. Puis le nouveau coloc est arrive, avec plein de promesses de soupers entre amis et de nouveaux meubles... dont j'attends toujours de voir la couleur.
Au moins j'ai la job. La job dans laquelle j'ai du me plonger tout de suite en arrivant et qui a atténué la déprime d'après tournage qui aurait normalement suivi Screamers. La job qui continue a tous les jours de m'en apprendre sur la réalisation et qui me dit que d'ici quelques années, ça sera peut-être a mon tour. La job où je suis entourée de gens, certains dont je ne me passerais plus, certains qui me rendent folle. La job... j'ai peur que cette job que j'ai voulu faire pendant longtemps et qui est maintenant mon métier soit devenu un échappatoire.
Il fait beau, je devrais aller prendre une marche. Aller profiter de ma ville un peu.
Au moins j'ai la job. La job dans laquelle j'ai du me plonger tout de suite en arrivant et qui a atténué la déprime d'après tournage qui aurait normalement suivi Screamers. La job qui continue a tous les jours de m'en apprendre sur la réalisation et qui me dit que d'ici quelques années, ça sera peut-être a mon tour. La job où je suis entourée de gens, certains dont je ne me passerais plus, certains qui me rendent folle. La job... j'ai peur que cette job que j'ai voulu faire pendant longtemps et qui est maintenant mon métier soit devenu un échappatoire.
Il fait beau, je devrais aller prendre une marche. Aller profiter de ma ville un peu.
samedi 16 février 2008
En direct de St John's
Ce que j'aime de St John's:
-Le petit look San Francisco de la ville, avec les petites maisons en bois de couleur, en pente
-Les gens, tres sympathiques
-George Street, ou defilent bars apres bars
-Les fish and chips
-La famille que je me suis faite, les Quebecois au meme hotel que moi, avec qui je vais manger la fin de semaine et puis avec qui je fais le party apres
-Les producteurs/realisateur qui payent une tournee
-Ma chambre d'hotel ou j'ai la paix a la fin d'une journee de tournage
Ce que je n'aime pas de St John's:
-Les longues heures passees sur le plateau a stresser et puis les heures a travailler dans ma chambre
-Bell Island Mines et son traversier qui ne fonctionne pas toujours l'hiver, ce qui fait que jeudi, apres une petite journee de tournage, on a attendu 5 heures chez Dick's, bar a cote du traversier, a se demander si on retournerait a St John's ou pas ce soir-la
-La bouette dans la mine; mes jeans ne survivront pas je pense
-L'humidite
-Ma chambre d'hotel ou je tourne en rond parfois
Finalement, il y a plus de pour que de contre. Je suis quand meme epuisee.
-Le petit look San Francisco de la ville, avec les petites maisons en bois de couleur, en pente
-Les gens, tres sympathiques
-George Street, ou defilent bars apres bars
-Les fish and chips
-La famille que je me suis faite, les Quebecois au meme hotel que moi, avec qui je vais manger la fin de semaine et puis avec qui je fais le party apres
-Les producteurs/realisateur qui payent une tournee
-Ma chambre d'hotel ou j'ai la paix a la fin d'une journee de tournage
Ce que je n'aime pas de St John's:
-Les longues heures passees sur le plateau a stresser et puis les heures a travailler dans ma chambre
-Bell Island Mines et son traversier qui ne fonctionne pas toujours l'hiver, ce qui fait que jeudi, apres une petite journee de tournage, on a attendu 5 heures chez Dick's, bar a cote du traversier, a se demander si on retournerait a St John's ou pas ce soir-la
-La bouette dans la mine; mes jeans ne survivront pas je pense
-L'humidite
-Ma chambre d'hotel ou je tourne en rond parfois
Finalement, il y a plus de pour que de contre. Je suis quand meme epuisee.
mardi 29 janvier 2008
La fuite
Quelques heures avant le départ. Mes valises sont presque prêtes. Je devrais travailler sur le scénario. Mais non, un questionnement, j'ai envie d'écrire, d'en parler, maintenant. D'où me vient ce besoin d'aller voir ailleurs ce qui s'y passe? Pourquoi fuir Montréal? Qu'est-ce qui n'est pas satisfaisant ici? Mes amis commencent à s'établir, à s'acheter des maisons, des autos, à faire des enfants. Quelle est ma place dans tout ça? Je veux des enfants oui, mais en tant que célibataire, ce n'est pas un projet pour maintenant. Une maison? Pas seule, encore une fois. Qu'est-ce que j'attends pour m'établir, me bâtir un avenir? Le prince charmant? Je n'y crois même plus. Le sentiment de ne pas être comme les autres grandit, avec les années. Je me sens un peu comme une ado attardée, dans mon appartement, avec mon chat, ma passe d'autobus, à la recherche de coloc pour le prochain bail. Pourquoi tout le monde veut grandir autour de moi? Pourquoi vous êtes pressés d'être des adultes, de disparaître derrière une montage de responsabilités? Je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est moi qui ait raison, c'est moi qui ait la solution, la vraie vie. Voyager pendant que j'ai l'énergie, découvrir pendant que je suis curieuse. Mais est-ce que c'est une excuse, une fuite? Je m'étourdis pour ne pas affronter la réalité, pour ne pas la voir, pour ne pas avoir à dealer avec elle. Pour ne pas avoir à dealer avec ma vie.
Le jour D
Je pars ce soir pour St John's, Terre-Neuve. Yé, j'ai eu la job finalement!!! 3 semaines de tournage à Terre-Neuve et une semaine en Alberta, puis retour à Montréal début mars juste à temps pour commencer à me préparer pour le prochain tournage. Ça fait du bien de voir ce que ma vie sera pour les prochains mois. Ça fait un peu moins de bien d'angoisser le jour du départ, parce que mes valises ne sont pas finies et que je déteste faire des valises, parce que j'ai peur de ne pas avoir assez de vêtements chauds, parce que j'ai mille et un téléphones à faire avant de partir, parce que je n'ai pas lu le scénario autant de fois que je l'aurais voulu, parce que je ne connais personne là-bas.
Malgré tout ça, une chose certaine: la confiance que je suis une bonne scripte et que je vais bien faire ma job. Et puis c'est l'aventure tout ça, découvrir un nouveau coin de pays, travailler dans des mines et des cavernes, vivre 1 mois à l'hotel. Allez tripper ailleurs quand je commence à avoir fait le tour de l'hiver montréalien.
Malgré tout ça, une chose certaine: la confiance que je suis une bonne scripte et que je vais bien faire ma job. Et puis c'est l'aventure tout ça, découvrir un nouveau coin de pays, travailler dans des mines et des cavernes, vivre 1 mois à l'hotel. Allez tripper ailleurs quand je commence à avoir fait le tour de l'hiver montréalien.
jeudi 24 janvier 2008
Quelle journée
Hier matin je me suis réveillée dans les bras de Mr X. Réveillée est un bien grand mot, je n'avais pas beaucoup dormi. Pas que la nuit ait été remplie d'ébats torrides, non, mais j'ai toujours un peu de difficulté à dormir en présence d'un homme, surtout si c'est la première fois. Mr X, un an plus tard, je n'y crois toujours pas. J'y avais renoncé. Et puis on est devenu ami, j'apprécie bien sa compagnie. C'est peut-être ce détachement qui lui a plu ce soir-là. Qui sait? Peut-être aussi que c'est parce que c'était sa fête et qu'il n'avait pas envie de finir la soirée seul. On se saura jamais, et puis ça ne me dérange pas vraiment. Pour la première fois je suis partie de chez lui le lendemain, sans peine ni regret, sans sentir le vide en moi. Sans me sentir amoureuse et sans me demander s'il va me rapeller. Fière même, bien dans ma peau. Je pensais que ça m'enlèverait Mr Big de la tête pour quelques jours mais non, après être rentrée à la maison, après avoir pris ma douche, j'ai recommencé à penser à lui, plus fortement encore.
La journée a continué. En attendant ma rencontre à 17h00 avec la réalisatrice du court métrage que je devais faire en fin de semaine, j'ai été diné avec une amie. Aux toilettes, j'ai reçu un téléphone d'une productrice de Terre-Neuve qui voudrait que j'aille travailler sur un film à St John's et en Alberta jusqu'au 4 mars. Départ pour St John's mardi prochain. Moi qui avait trop de temps depuis le début de l'année, me voilà avec plein de téléphones à faire et mon horaire à virer sans dessus dessous pour pouvoir partir. Trouver une scripte pour le court métrage et avertir les gens avec qui je vais travailler à mon retour. Traduire mon CV en anglais.
Partir un mois. C'est ce donc j'avais besoin. Aller tripper en location avec une nouvelle gang, travailler, me plonger dans un nouveau film, faire la job que j'aime et qui est devenue la seule façon de me valider et de sentir que je suis bonne, belle et capable. Moi qui voulait que ma vie soit chamboulée, je suis comblée. Il faut que je me souvienne l'an prochain que le mois de janvier est le mois d'attente et de déprime. Mais qu'il se passe toujours quelque chose après qui me redonne confiance et me fait oublier mes angoisses pour quelque temps. Ouf, quelle journée.
La journée a continué. En attendant ma rencontre à 17h00 avec la réalisatrice du court métrage que je devais faire en fin de semaine, j'ai été diné avec une amie. Aux toilettes, j'ai reçu un téléphone d'une productrice de Terre-Neuve qui voudrait que j'aille travailler sur un film à St John's et en Alberta jusqu'au 4 mars. Départ pour St John's mardi prochain. Moi qui avait trop de temps depuis le début de l'année, me voilà avec plein de téléphones à faire et mon horaire à virer sans dessus dessous pour pouvoir partir. Trouver une scripte pour le court métrage et avertir les gens avec qui je vais travailler à mon retour. Traduire mon CV en anglais.
Partir un mois. C'est ce donc j'avais besoin. Aller tripper en location avec une nouvelle gang, travailler, me plonger dans un nouveau film, faire la job que j'aime et qui est devenue la seule façon de me valider et de sentir que je suis bonne, belle et capable. Moi qui voulait que ma vie soit chamboulée, je suis comblée. Il faut que je me souvienne l'an prochain que le mois de janvier est le mois d'attente et de déprime. Mais qu'il se passe toujours quelque chose après qui me redonne confiance et me fait oublier mes angoisses pour quelque temps. Ouf, quelle journée.
lundi 21 janvier 2008
Les lendemains
Aujourd'hui, je suis sortie prendre une marche malgré le froid. C'est ce que je fais quand ma tête tourne. Au lieu de tourner en rond dans mon appartement, je sors cogiter à l'extérieur, je marche et je regarde la vie, les gens. Aujourd'hui, c'est un lendemain. Pas un lendemain de veille, quoi que j'ai quand même abusé des bonnes choses hier soir, divers alcools, drogues, tabac même, moi qui officiellement n'est pas une fumeuse. Non, un lendemain de visite de Mr Big. En général on passe des belles soirées suivies de belles nuits, mais avec la séparation le lendemain matin vient toujours le vide. Et l'attente qui recommence. Je repense à notre soirée, aux paroles échangées, à celles que j'ai tues, par peur, malgré ses questions. "Après tout ce temps, es-tu satisfaite de notre relation?" Quoi répondre? Non je ne suis pas satisfaite. Non ce ne sera jamais assez. Non je ne suis pas faite pour être l'amante d'un homme. Je n'arrive pas à lui dire. L'honnêteté amènerait une hypocrisie ouverte à notre relation. Ou bien la rupture. Tant qu'il pense que je vais bien, tout peut continuer. Les nuits, une fois de temps en temps, à se coller, s'embrasser, se caresser. Prendre un peu d'affection, en donner. La présence d'un homme qui me ressemble trop pour que quelque chose de sérieux soit possible entre nous. Alors j'ai pris mon temps et j'ai répondu que j'étais toujours bien dans ses bras. Il fera ce qu'il veut de cette réponse évasive. Après tout, c'est de lui que j'ai appris l'art de ne pas vraiment répondre.
J'écris cette entrée dans mon blogue et j'ai peur qu'on me trouve pathétique. Je ne sais pas trop pourquoi je joue à un jeu pas fait pour moi. Certaines femmes sont faites pour ce genre de relation, pas moi. Me donner à moitié est difficile. Alors pourquoi rester? Parce qu'il ne se passe rien d'autre. Pourquoi il ne se passe rien d'autre? Parce que je reste. Moi qui ne savait pas trop quelle direction donner à mon blogue, je me rends compte que j'y écris surtout mes pensées déprimantes.
J'écris cette entrée dans mon blogue et j'ai peur qu'on me trouve pathétique. Je ne sais pas trop pourquoi je joue à un jeu pas fait pour moi. Certaines femmes sont faites pour ce genre de relation, pas moi. Me donner à moitié est difficile. Alors pourquoi rester? Parce qu'il ne se passe rien d'autre. Pourquoi il ne se passe rien d'autre? Parce que je reste. Moi qui ne savait pas trop quelle direction donner à mon blogue, je me rends compte que j'y écris surtout mes pensées déprimantes.
mercredi 16 janvier 2008
Addicted to blog
Hier matin, rendez-vous avec "ma" gynécologue. J'utilise les guillemets parce que je ne suis pas certaine qu'officiellement je peux apeller ce médecin ma gynécologue. L'ère de la modernité nous a emmené plein de technologies inutiles, on change de IPod plus rapidement qu'on jette nous sous-vêtements mais il est quand même périlleux de se trouver un médecin prêt à nous soigner en cas d'urgence. Bref, la solution que j'ai trouvée, quand j'ai des problèmes féminins, c'est de prendre rendez-vous avec un médecin dans une clinique.
Je ne sais pas trop pourquoi, quand je me retrouve dans un bureau de médecin, on dirait que je laisse mon intelligence dans la salle d'attente. J'aurais plein de questions à poser, je voudrais prendre mon temps mais je me sens toujours un peu rushée et je ne dis pas la moitié des choses qui me trottent dans la tête depuis des semaines. Je voudrais que ce soit aussi long qu'avec ma psychologue. Non non. Déshabille-toi, couche-toi, spéculum, on remet les vêtements, je me retrouve dehors au froid avec mes angoisses et une prescription. Pas celle que j'aurais voulu mais bon, ce n'est pas moi la spécialiste. J'irai donc acheter plus tard ces médicaments que je n'utiliserai pas parce que je sais au fond de moi que ce n'est pas de ça dont j'ai besoin. En attendant je marche vers le métro, sur St-Denis. Et j'observe la rue vide. Je m'interroge: est-ce que c'est la première fois que je marche dans ce coin en plein jour? C'est si tranquille, si on compare à l'activité bourdonnante du soir. Je ne croise personne, pas même un sans-abri. Tout est blanc.
J'ai observé un phénomène étrange depuis quelques jours. Quand je marche dans la rue, surtout si c'est tranquille comme hier, je regarde ce qui m'entoure et je pense en terme de blog. Je m'imagine, assise comme en ce moment devant mon ordi, à raconter ma journée et à livrer mes pensées. Ah tiens, je vais pouvoir écrire ceci dans mon blog. Ah comme cette personne est bizarre, j'en parlerai dans mon blog. Qu'est-ce qui se passe avec moi?
Je ne sais pas trop pourquoi, quand je me retrouve dans un bureau de médecin, on dirait que je laisse mon intelligence dans la salle d'attente. J'aurais plein de questions à poser, je voudrais prendre mon temps mais je me sens toujours un peu rushée et je ne dis pas la moitié des choses qui me trottent dans la tête depuis des semaines. Je voudrais que ce soit aussi long qu'avec ma psychologue. Non non. Déshabille-toi, couche-toi, spéculum, on remet les vêtements, je me retrouve dehors au froid avec mes angoisses et une prescription. Pas celle que j'aurais voulu mais bon, ce n'est pas moi la spécialiste. J'irai donc acheter plus tard ces médicaments que je n'utiliserai pas parce que je sais au fond de moi que ce n'est pas de ça dont j'ai besoin. En attendant je marche vers le métro, sur St-Denis. Et j'observe la rue vide. Je m'interroge: est-ce que c'est la première fois que je marche dans ce coin en plein jour? C'est si tranquille, si on compare à l'activité bourdonnante du soir. Je ne croise personne, pas même un sans-abri. Tout est blanc.
J'ai observé un phénomène étrange depuis quelques jours. Quand je marche dans la rue, surtout si c'est tranquille comme hier, je regarde ce qui m'entoure et je pense en terme de blog. Je m'imagine, assise comme en ce moment devant mon ordi, à raconter ma journée et à livrer mes pensées. Ah tiens, je vais pouvoir écrire ceci dans mon blog. Ah comme cette personne est bizarre, j'en parlerai dans mon blog. Qu'est-ce qui se passe avec moi?
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