J'ai envie de romance. Je vous propose quelques extraits de films, des scènes marquantes de romantisme.
Pour commencer, Hugh et Drew dans un numéro musical de Music & Lyrics.
Il y a beaucoup de points d'interrogation dans ma vie. Aujourd'hui j'essaye d'en effacer un ou plutôt de le transformer en point d'exclamation. À partir du 4 janvier 2011, je veux parler ici des films que je vois et de ce qu'ils m'inspirent. Il ne s'agit pas de critique, mais de mes opinions et de ce que le cinéma me fait penser, et vivre.
jeudi 26 août 2010
mardi 24 août 2010
Foutus sentiments
Je me sens sentimentale ce soir. Je regarde la lune et je me demande si elle te fait penser à moi, peu importe où tu te trouves.
samedi 24 juillet 2010
"Talking about love is like dancing about architecture."
L'amour, pas pour moi, chantait Carla Bruni. Hé bien moi, qu'est-ce que j'en sais? Si peu de choses dans le fond. Je comprends avec le temps que chaque personne aime différemment, et que chacun a ses raisons d'aimer et d'être avec quelqu'un. Dans l'absolu, on ne parle pas de relation, mais bien de sentiment, d'état d'âme, que ce soit passager ou non. Les êtres humains, ou la société, ont associé l'amour à la reproduction, peut-être pour des besoins de survie de l'espèce. On y rattache aussi facilement la romance. Mon côté rebelle anarchique refoulée pense également qu'il y a un côté économique à ça. Soyez en couple, copulez, consommez! Le mariage, les cadeaux, les robes, les habits, les bijoux et les nouveaux souliers, autant d'excuses pour dépenser et continuer à consommer. Puis les bébés, si petits qui deviendront grands, qui consommeront à leur tour...
Dans l'absolu, je rencontrerais quelqu'un de qui je serais amoureuse, et ça serait réciproque, et il n'y aurait aucune complication, tout irait dans le bon sens, sans compromis. Personne ne se sentirait enchaîné, attaché. Ça serait un sentiment pur, et j'aimerais sans rien attendre en retour, en profitant du moment présent. Mais moi j'ai besoin de sécurité, et j'ai envie d'un partner avec qui partager ma vie. Je m'éloigne déjà du sentiment pur, j'attache des raisons et des envies à l'amour, je le planifie, je lui attribue une place bien précise dans ma vie. Et je répète la question: qu'est-ce que j'en sais de l'amour?
Je trouve triste de constater que je n'ai peut-être jamais vraiment été amoureuse d'un homme. Quand j'étais adolescente, je tombais facilement en amour. Enfin je pensais tomber en amour, mais j'étais attirée probablement par la beauté. Je trippais sur des gars de la même façon et pour les mêmes raisons que je trippais sur des acteurs hollywoodiens. De loin, sans les aborder, donc sans jamais les connaître, et seulement parce qu'ils étaient teeeeeeeeeelllllllement beau. Définitivement pas de l'amour.
Il y a eu Mr Robinson. Un bel homme marié rencontré au travail à l'extérieur de la ville. Je n'ai jamais compris notre relation. Ça a duré l'instant d'un film, sans qu'on ne se pose de question, parce qu'on n'avait pas le temps de s'en poser et parce qu'on était tous les deux attirés par l'autre. On a vécu quelques beaux moments qui resteront longtemps gravés dans ma mémoire. Le calme, la douceur, la profondeur. Et puis retour à la vie normale, comme si de rien n'était. De l'amour? Ou bien un réconfort bien mérité; une rencontre avec le mauvais timing.
Il y a bien sûr, encore et toujours, Mr Big. Je ressens un immense attachement pour lui. Ça évolue, ça change encore, ça passe par plusieurs registres. Est-ce que c'est de l'amour? La luxure oui, le réconfort encore, le partage, me sentir proche de quelqu'un, passer le temps agréablement. On se dit des mots d'amour parfois, mais pour une raison inconnue je ne les crois pas tout le temps, pas plus les miens que les siens. Peut-être est-ce moi qui ait de la difficulté à faire confiance, ou peut-être simplement qu'on aime trop différemment lui et moi pour que je puisse croire en son amour. Peut-être que je trouve que l'amour ne s'applique pas à notre situation. Pourtant, ça ressemble parfois plus au sentiment pur mentionné plus haut que l'amour que partagent certains autres couples. Justement parce qu'on n'en est pas un, un couple, et que même s'il y a quelques habitudes, il n'y a pas trop de réglement.
L'amour, pas pour moi. Foutaises, ou fille désabusée?
Et vous, qu'en pensez-vous?
Dans l'absolu, je rencontrerais quelqu'un de qui je serais amoureuse, et ça serait réciproque, et il n'y aurait aucune complication, tout irait dans le bon sens, sans compromis. Personne ne se sentirait enchaîné, attaché. Ça serait un sentiment pur, et j'aimerais sans rien attendre en retour, en profitant du moment présent. Mais moi j'ai besoin de sécurité, et j'ai envie d'un partner avec qui partager ma vie. Je m'éloigne déjà du sentiment pur, j'attache des raisons et des envies à l'amour, je le planifie, je lui attribue une place bien précise dans ma vie. Et je répète la question: qu'est-ce que j'en sais de l'amour?
Je trouve triste de constater que je n'ai peut-être jamais vraiment été amoureuse d'un homme. Quand j'étais adolescente, je tombais facilement en amour. Enfin je pensais tomber en amour, mais j'étais attirée probablement par la beauté. Je trippais sur des gars de la même façon et pour les mêmes raisons que je trippais sur des acteurs hollywoodiens. De loin, sans les aborder, donc sans jamais les connaître, et seulement parce qu'ils étaient teeeeeeeeeelllllllement beau. Définitivement pas de l'amour.
Il y a eu Mr Robinson. Un bel homme marié rencontré au travail à l'extérieur de la ville. Je n'ai jamais compris notre relation. Ça a duré l'instant d'un film, sans qu'on ne se pose de question, parce qu'on n'avait pas le temps de s'en poser et parce qu'on était tous les deux attirés par l'autre. On a vécu quelques beaux moments qui resteront longtemps gravés dans ma mémoire. Le calme, la douceur, la profondeur. Et puis retour à la vie normale, comme si de rien n'était. De l'amour? Ou bien un réconfort bien mérité; une rencontre avec le mauvais timing.
Il y a bien sûr, encore et toujours, Mr Big. Je ressens un immense attachement pour lui. Ça évolue, ça change encore, ça passe par plusieurs registres. Est-ce que c'est de l'amour? La luxure oui, le réconfort encore, le partage, me sentir proche de quelqu'un, passer le temps agréablement. On se dit des mots d'amour parfois, mais pour une raison inconnue je ne les crois pas tout le temps, pas plus les miens que les siens. Peut-être est-ce moi qui ait de la difficulté à faire confiance, ou peut-être simplement qu'on aime trop différemment lui et moi pour que je puisse croire en son amour. Peut-être que je trouve que l'amour ne s'applique pas à notre situation. Pourtant, ça ressemble parfois plus au sentiment pur mentionné plus haut que l'amour que partagent certains autres couples. Justement parce qu'on n'en est pas un, un couple, et que même s'il y a quelques habitudes, il n'y a pas trop de réglement.
L'amour, pas pour moi. Foutaises, ou fille désabusée?
Et vous, qu'en pensez-vous?
mercredi 21 juillet 2010
Le début de la rébellion
J'ai fait l'erreur avec un grand E. Celle de donner l'adresse de ce blog à celui qui ne devrait pas l'avoir. Est-ce qu'il y a une limite à ne rien se cacher? Je pense que oui, et je pense que je viens de la franchir. C'est ce qu'on va voir.
L'évolution me fait peur. Je n'aime pas la surconsommation. Avoir l'impression qu'on me force à acheter un produit dont je n'ai pas besoin. Avoir l'impression qu'une instance supérieure me dit que je dois posséder cette chose dont je n'ai pas envie sinon 1 - je ne serai pas comme les autres 2 - je vais devenir désuète. Parce que si je passe à côté de cette technologie, le IPad par exemple, est-ce que je serai capable de comprendre le IPad version 6.0 dans 10 ans? Non, mais la prochaine génération oui, et c'est là que je commence à me faire penser à ma mère. En même temps, je n'ai pas envie d'avoir un IPad, je n'en vois pas l'utilité absolue.
J'ai de plus en plus la sensation qu'on essaye de me faire entrer dans le moule. Pour que je fonde, que je meurs, que je cuise et que je renaisse comme il faudrait. Il y a une certaine rébellion qui commence à se former en moi. Est-ce qu'on a le droit de dire ça? Qu'on n'aime plus tout à fait la société dans laquelle on vit? J'ai peur que la police secrète vient m'arrêter. Ou plutôt, la police moulante.
L'évolution me fait peur. Je n'aime pas la surconsommation. Avoir l'impression qu'on me force à acheter un produit dont je n'ai pas besoin. Avoir l'impression qu'une instance supérieure me dit que je dois posséder cette chose dont je n'ai pas envie sinon 1 - je ne serai pas comme les autres 2 - je vais devenir désuète. Parce que si je passe à côté de cette technologie, le IPad par exemple, est-ce que je serai capable de comprendre le IPad version 6.0 dans 10 ans? Non, mais la prochaine génération oui, et c'est là que je commence à me faire penser à ma mère. En même temps, je n'ai pas envie d'avoir un IPad, je n'en vois pas l'utilité absolue.
J'ai de plus en plus la sensation qu'on essaye de me faire entrer dans le moule. Pour que je fonde, que je meurs, que je cuise et que je renaisse comme il faudrait. Il y a une certaine rébellion qui commence à se former en moi. Est-ce qu'on a le droit de dire ça? Qu'on n'aime plus tout à fait la société dans laquelle on vit? J'ai peur que la police secrète vient m'arrêter. Ou plutôt, la police moulante.
vendredi 16 juillet 2010
Poor man's Black Velvet
Samedi après-midi, je suis installée à une terasse avec Mr Big et on boit une bière, en fait moi une pinte de cidre et lui une pinte de bière noire. Il fait chaud et je m'imagine les 2 boissons mélangées ensemble en ne l'écoutant qu'à moitié. On parle des relations en général.
-Moi: Je ne veux pas jouer de games. Je n'aime pas ça, les games.
-Lui: Tu dis ça parce que c'est toi qui perd.
-Non, je ne comprends pas pourquoi on doit jouer. Il me semble que c'est possible que tout aille bien dès le départ, si on peut être nous-mêmes.
-Non, c'est parce que tu perds. Tu pourrais décider d'être celle qui gagne.
Il m'a presque traitée de looser et/ou de mauvaise perdante, et c'est pour ça que je n'avais plus envie de l'écouter. Il n'a donc pas le tour; parce que ce qu'il dit n'est pas faux. En fait, ça mérite une bonne réflexion. Et ça confirme même ma théorie Ugly Betty. Si j'avais eu un peu plus de chance en amour, ou en relations tout court, je n'aurais pas la même vision des choses aujourd'hui. Je serais capable de jouer, je serais sûrement bonne même. D'un autre côté, ça ne me dérange pas de ne pas être devenue la fille que tous surnomment la bitche, la folle. Est-ce que c'est vraiment ça qu'il faut faire? J'imagine que tout est une question de contrôle... et moi qui n'ait jamais l'impression de le posséder. Ouain, de quel côté se placer? Définitivement, j'aime mieux me retrouver dans un lit avec lui plutôt que de philosopher en sa compagnie.
-Moi: Je ne veux pas jouer de games. Je n'aime pas ça, les games.
-Lui: Tu dis ça parce que c'est toi qui perd.
-Non, je ne comprends pas pourquoi on doit jouer. Il me semble que c'est possible que tout aille bien dès le départ, si on peut être nous-mêmes.
-Non, c'est parce que tu perds. Tu pourrais décider d'être celle qui gagne.
Il m'a presque traitée de looser et/ou de mauvaise perdante, et c'est pour ça que je n'avais plus envie de l'écouter. Il n'a donc pas le tour; parce que ce qu'il dit n'est pas faux. En fait, ça mérite une bonne réflexion. Et ça confirme même ma théorie Ugly Betty. Si j'avais eu un peu plus de chance en amour, ou en relations tout court, je n'aurais pas la même vision des choses aujourd'hui. Je serais capable de jouer, je serais sûrement bonne même. D'un autre côté, ça ne me dérange pas de ne pas être devenue la fille que tous surnomment la bitche, la folle. Est-ce que c'est vraiment ça qu'il faut faire? J'imagine que tout est une question de contrôle... et moi qui n'ait jamais l'impression de le posséder. Ouain, de quel côté se placer? Définitivement, j'aime mieux me retrouver dans un lit avec lui plutôt que de philosopher en sa compagnie.
mercredi 14 juillet 2010
LES AMOURS IMAGINAIRES - Bande-annonce
Dalida, Bang Bang, Miam miam! C'est meilleur dans le film. Mais ça donne une bonne idée. Qui aurait cru qu'après Kill Bill, c'était encore possible de s'approprier Bang Bang?
Je suis soulagée de me rendre compte que Xavier Dolan n'est pas l'insupportable personnage que je pensais qu'il était, après avoir écouté J'ai tué ma mère. Je dirais même qu'il est très bon comédien.
Je suis soulagée de me rendre compte que Xavier Dolan n'est pas l'insupportable personnage que je pensais qu'il était, après avoir écouté J'ai tué ma mère. Je dirais même qu'il est très bon comédien.
mardi 13 juillet 2010
La bébitte à poil
Hier soir, pendant mon sommeil, une grosse bébitte poilue s'est promenée, de ma cuisine jusqu'à ma chambre, en passant par le long couloir. Je ne sais pas combien de temps ça lui a pris, mais elle a réussi à grimper jusque dans mon lit. Elle a rampé sur mon cou et s'est infiltrée dans ma bouche, et a décidé qu'il ferait bon vivre à l'intérieur de ce corps endormi. Elle s'est collée contre un poumon, le gauche ou le droit, celui qu'elle a préférée. Tiens, s'est-elle dit, maintenant je pourrai décider moi-même quand c'est le jour et quand c'est la nuit, parce qu'ici il fait toujours noir. Plus besoin d'attendre la noirceur pour aller me promener partout. Ici la noirceur est toujours présente, alors je peux en faire ce que je veux. En plus il ne fait pas vraiment noir, c'est plutôt rouge très foncé. Oui, ici, je serai bien.
Pendant que la bébitte poilue se faisait ses réflexions, les heures passaient et le jour arriva. La bébitte fut étonnée de sentir un grand tremblement et elle dut s'agripper plus fort à mon poumon, le gauche ou le droit. Elle eut très peur et décida que dès que le tremblement arrêterait, elle s'en irait vite. Voilà pourquoi ce matin, pendant que j'étais assise dans l'autobus, une grosse bébitte poilue est sortie par mon oreille.
Petite histoire inspirée par la vision d'une énoooooorme bébitte poilue dans ma cuisine hier soir.
Pendant que la bébitte poilue se faisait ses réflexions, les heures passaient et le jour arriva. La bébitte fut étonnée de sentir un grand tremblement et elle dut s'agripper plus fort à mon poumon, le gauche ou le droit. Elle eut très peur et décida que dès que le tremblement arrêterait, elle s'en irait vite. Voilà pourquoi ce matin, pendant que j'étais assise dans l'autobus, une grosse bébitte poilue est sortie par mon oreille.
Petite histoire inspirée par la vision d'une énoooooorme bébitte poilue dans ma cuisine hier soir.
mercredi 30 juin 2010
L'âge adulte
Cette semaine, j'ai décidé que j'étais une grande personne. Je veux m'accepter comme je suis et arrêter d'attendre l'approbation de mes parents, de mes amis, du monde entier. C'est ma vie et c'est moi qui décide. Je suis tannée d'essayer d'être la personne que je pense que les autres veuillent voir en moi. 28 ans, c'est un bel âge pour se rendre compte de ça, non?
Par contre, ça me prend un but. Un rêve, un nouvel objectif. J'ai une job qui me satisfait encore et où j'apprends à tous les jours. J'ai voulu être scripte, je le suis devenue... quoi maintenant? Je ne deviendrai pas la parfaite ménagère, en tous cas pas tout de suite. Je me laisse traîner et j'en profite pendant que je vis seule. Pendant un bout de temps, je pensais que c'était ça mon nouveau but: apprendre à tenir maison. Mais voilà, ça m'emmerde, ce n'est pas assez satisfaisant, et surtout, pas du tout intéressant. Je fais un peu à manger, je me débrouille, les toilettes sont propres et c'est assez pour le moment. Quoi d'autre?
Je voudrais apprendre à aimer. D'abord moi, puis les autres. Un homme. L'accepter comme il est, dans ses forces, ses faiblesses, ses limites. Donner sans rien attendre en retour. Me laisser aller, faire confiance. M'épanouir dans mon corps en me collant sur celui qui m'excite. C'est beau... mais ce n'est pas assez.
Voyager, découvrir le monde? Je le fais un peu. Quand j'aurai trouvé le ou la partner idéal de voyage. Seule, j'ai déjà essayé, et ce n'est pas mon truc.
Non, ce que je voudrais, c'est une passion. Quelque chose que j'ai toujours envie de faire, qui me donne le goût et m'impatiente d'arriver à la fin de semaine pour pouvoir le faire. Il faut explorer pour trouver. Mais voilà, je me considère comme une perfectionniste paresseuse. J'ai peur d'essayer quelque chose de nouveau, de peur de ne pas être bonne du premier coup. Je dois réfléchir. Après tout, je suis une intellectuelle.
Par contre, ça me prend un but. Un rêve, un nouvel objectif. J'ai une job qui me satisfait encore et où j'apprends à tous les jours. J'ai voulu être scripte, je le suis devenue... quoi maintenant? Je ne deviendrai pas la parfaite ménagère, en tous cas pas tout de suite. Je me laisse traîner et j'en profite pendant que je vis seule. Pendant un bout de temps, je pensais que c'était ça mon nouveau but: apprendre à tenir maison. Mais voilà, ça m'emmerde, ce n'est pas assez satisfaisant, et surtout, pas du tout intéressant. Je fais un peu à manger, je me débrouille, les toilettes sont propres et c'est assez pour le moment. Quoi d'autre?
Je voudrais apprendre à aimer. D'abord moi, puis les autres. Un homme. L'accepter comme il est, dans ses forces, ses faiblesses, ses limites. Donner sans rien attendre en retour. Me laisser aller, faire confiance. M'épanouir dans mon corps en me collant sur celui qui m'excite. C'est beau... mais ce n'est pas assez.
Voyager, découvrir le monde? Je le fais un peu. Quand j'aurai trouvé le ou la partner idéal de voyage. Seule, j'ai déjà essayé, et ce n'est pas mon truc.
Non, ce que je voudrais, c'est une passion. Quelque chose que j'ai toujours envie de faire, qui me donne le goût et m'impatiente d'arriver à la fin de semaine pour pouvoir le faire. Il faut explorer pour trouver. Mais voilà, je me considère comme une perfectionniste paresseuse. J'ai peur d'essayer quelque chose de nouveau, de peur de ne pas être bonne du premier coup. Je dois réfléchir. Après tout, je suis une intellectuelle.
mercredi 14 avril 2010
La vérité, la fin
J'avais hâte de finir et tout d'un coup, je ne veux plus. Je voudrais que ça continue. Je vais m'ennuyer de beaucoup de monde. Je vais m'ennuyer de ces personnages. Pour un instant, la vie à l'hôtel a semblé plus intéressante que la vie dans mon appartement. J'ai rencontré quelqu'un, qui je crois, est à la même hauteur que moi. Ça m'émeut de penser que je ne suis pas assez forte pour le séduire. J'ai envie de croire qu'on pourrait se comprendre, lui et moi. Les larmes me font écrire des choses un peu imcompréhensibles, peut-être.
C'est tout pour ce soir.
C'est tout pour ce soir.
mercredi 31 mars 2010
Lucidité passagère
J'ai écouté le film Lucidité passagère. Plus j'y repense, plus j'aime ça.
On se construit d'expériences. Et de rencontres aussi. Parce que nous ne vivons pas les mêmes expériences, chaque être humain est différent. Certains ont plein d'assurance et de confiance en eux suite à une série d'événement menant à du renforcement posititif. Pour d'autres c'est le contraire qui arrive. Et puis on en vient à avoir des priorités différentes. À ne plus se comprendre parce qu'on pense que les autres sont fait comme nous, pensent comme nous.
Je pense souvent que ce sont les autres qui ne me comprennent pas, mais dans le fond, c'est moi qui ne les comprends pas. J'ai souvent l'impression de ne pas faire partie de la gang. De ne pas comprendre sur quelle planète les autres vivent. Est-ce que c'est ça la solution? Essayer de les comprendre plus? Après 5 ans de thérapie et d'introspection, peut-être que je devrais commencer à m'intéresser aux autres plutôt que d'essayer de m'analyser encore. On pourra facilement prouver que l'introspection ne m'a pas servi à grand chose jusqu'à maintenant. Ma tête ne cesse de tourner. D'essayer de retracer chaque émotion, chaque réaction, de les décortiquer.
Alors j'essaye. Je ne sais pas encore ce que j'essaye de faire ou de prouver. Comprendre les autres.
On se construit d'expériences. Et de rencontres aussi. Parce que nous ne vivons pas les mêmes expériences, chaque être humain est différent. Certains ont plein d'assurance et de confiance en eux suite à une série d'événement menant à du renforcement posititif. Pour d'autres c'est le contraire qui arrive. Et puis on en vient à avoir des priorités différentes. À ne plus se comprendre parce qu'on pense que les autres sont fait comme nous, pensent comme nous.
Je pense souvent que ce sont les autres qui ne me comprennent pas, mais dans le fond, c'est moi qui ne les comprends pas. J'ai souvent l'impression de ne pas faire partie de la gang. De ne pas comprendre sur quelle planète les autres vivent. Est-ce que c'est ça la solution? Essayer de les comprendre plus? Après 5 ans de thérapie et d'introspection, peut-être que je devrais commencer à m'intéresser aux autres plutôt que d'essayer de m'analyser encore. On pourra facilement prouver que l'introspection ne m'a pas servi à grand chose jusqu'à maintenant. Ma tête ne cesse de tourner. D'essayer de retracer chaque émotion, chaque réaction, de les décortiquer.
Alors j'essaye. Je ne sais pas encore ce que j'essaye de faire ou de prouver. Comprendre les autres.
vendredi 26 mars 2010
Ugly Me
Je dois passer à autre chose. Tout le monde s'entend pour le dire. Comment? Un sevrage? Ça me fait peur. Pourtant, ça serait une belle occasion de me prouver que je suis forte.
Je suis Ugly Betty. Je suis devenue compatissante parce que je ne suis pas la plus belle. Je ne m'intéresse pas aux bons gars, ou plutôt je m'intéresse à eux pour les mauvaises raisons.
Si j'arrête de le voir, je devrai commencer à m'aimer moi-même. C'est ça qui fait peur.
Je ne vois plus ma psychologue. Alors je ne peux plus me censurer ici.
Je suis Ugly Betty. Je suis devenue compatissante parce que je ne suis pas la plus belle. Je ne m'intéresse pas aux bons gars, ou plutôt je m'intéresse à eux pour les mauvaises raisons.
Si j'arrête de le voir, je devrai commencer à m'aimer moi-même. C'est ça qui fait peur.
Je ne vois plus ma psychologue. Alors je ne peux plus me censurer ici.
samedi 20 mars 2010
Espoir et anticipation
Il fait beau. Aujourd'hui c'est le printemps. Yeah! Les petits oiseaux cuicui... (vous connaissez la suite)
Est-ce qu'il y aurait de l'espoir? Ou plutôt, est-ce que j'aurais de l'espoir? Espoir que ma situation change, espoir de voir plus loin, d'avoir envie de me dépasser à nouveau.
En attendant, je me planifie une autre nuit dans les bras de Mr Big. Parce que certaines choses ne changeront pas tout de suite. Je repense à notre sieste d'après-midi, la dernière fois. Miam. Je vais passer une belle soirée, dans l'attente d'aller le retrouver. J'anticipe savoureusement son odeur, sa caresse, sa peau douce. Promener ma langue entre son oreille et son épaule. Miam encore.
C'est décidé: s'il commence à écrire un blogue, moi aussi je peux.
Est-ce qu'il y aurait de l'espoir? Ou plutôt, est-ce que j'aurais de l'espoir? Espoir que ma situation change, espoir de voir plus loin, d'avoir envie de me dépasser à nouveau.
En attendant, je me planifie une autre nuit dans les bras de Mr Big. Parce que certaines choses ne changeront pas tout de suite. Je repense à notre sieste d'après-midi, la dernière fois. Miam. Je vais passer une belle soirée, dans l'attente d'aller le retrouver. J'anticipe savoureusement son odeur, sa caresse, sa peau douce. Promener ma langue entre son oreille et son épaule. Miam encore.
C'est décidé: s'il commence à écrire un blogue, moi aussi je peux.
samedi 7 novembre 2009
Je t'aime
Il a dit Je t'aime. Et puis j'ai paniqué. Ça devrait être une belle chose, je devrais être heureuse, au lieu de ça j'angoisse, je réfléchis. Il a dit Je t'aime mais ça ne change rien à la situation. Il ne m'appelle toujours pas plus souvent. Ça n'a pas changé ma vie. Dans mes rêves de petites filles romantiques, un homme me regarde dans les yeux en souriant et me dit Je t'aime. Dans les faits, il m'a regardé dans les yeux en souriant et m'a dit Je t'aime. Ou plutôt J't'aime, en une seule syllabe. Et je l'ai poussé loin de moi.
Il ne m'aimera peut-être jamais comme je voudrais qu'il m'aime. Je voudrais un amour où on ne peut plus se passer l'un de l'autre, au lieu de ça j'ai droit à un amour de refoulement, de caresses et de silences. Je ne comprends pas son amour. J'ai toujours cru que l'amour changerait ma vie. Que tout deviendrait beau, chaud, apaisant et réconfortant. Loin de me réconforter, son amour me fait peur.
Il est le premier à me le dire. Je rêve de ce moment depuis longtemps. Depuis que j'ai l'âge de m'intéresser aux garçons, je rêve du moment où un homme m'aimera. Mais ce n'est jamais arrivé, et j'ai appris à vivre l'amour par procuration en regardant les belles actrices tomber en amour avec de beaux acteurs à la télé et au cinéma. Ces temps-ci je compense en suivant les amours de Dr Grey, Sophie Paquin, Betty Suares et Sookie Stackhouse. Et puis voilà, l'autre nuit, j'étais dans ses bras, et sans prévenir, entre 2 baisers, Mr Big m'a dit Je t'aime. Quoi faire maintenant? Je ne dors plus...
Il ne m'aimera peut-être jamais comme je voudrais qu'il m'aime. Je voudrais un amour où on ne peut plus se passer l'un de l'autre, au lieu de ça j'ai droit à un amour de refoulement, de caresses et de silences. Je ne comprends pas son amour. J'ai toujours cru que l'amour changerait ma vie. Que tout deviendrait beau, chaud, apaisant et réconfortant. Loin de me réconforter, son amour me fait peur.
Il est le premier à me le dire. Je rêve de ce moment depuis longtemps. Depuis que j'ai l'âge de m'intéresser aux garçons, je rêve du moment où un homme m'aimera. Mais ce n'est jamais arrivé, et j'ai appris à vivre l'amour par procuration en regardant les belles actrices tomber en amour avec de beaux acteurs à la télé et au cinéma. Ces temps-ci je compense en suivant les amours de Dr Grey, Sophie Paquin, Betty Suares et Sookie Stackhouse. Et puis voilà, l'autre nuit, j'étais dans ses bras, et sans prévenir, entre 2 baisers, Mr Big m'a dit Je t'aime. Quoi faire maintenant? Je ne dors plus...
samedi 31 octobre 2009
Un an plus tard
Je ne sais pas pourquoi j'ai arrêté de blogger. Peut-être que c'est parce que mes états d'âme ne m'intéressent plus moi-même, alors je me dis: pourquoi ils intéresseraient les autres? Je regarde ma vie passer depuis quelques temps. Je regarde les autres évoluer autour de moi, voyager, relever des défis, prendre des risques. Et puis moi? Je travaille. J'écoute la télé. Je me pète la fiole en 2. Je me lève tard et je commence la journée avec un café-bailey's-joint. Je lis les emails de mes amis voyageurs. Wow. Qu'est-ce qui s'est passé? Au moins je ne suis pas trop décue parce que je n'ai pas d'attente. Sans attente face à la vie. Je ne suis pas exigeante, plutôt facilement contentée. Je n'ai plus envie de rien. Je ne m'impressionne plus, je ne suis plus fière de moi. Ou si peu.
Avec l'automne qui arrive, voici venu le temps des feuilles dans la rue, des journées pluvieuses, des citrouilles qui se battent pour avoir leur place sur nos balcons avant que les décorations de Nöel nous envahissent. Quand il ne pleut pas, c'est le temps idéal pour me ploguer sur mon IPod et aller prendre une marche. J'ai déjà aimé l'automne. Cette année la nouvelle saison n'est que synonyme du temps qui passe. Mon appartement dépérit à la même vitesse que ma tête et mon corps. Après une année difficile avec une coloc-pas-faite-pour-moi, après un déménagement stressant parce que je vis tout de façon stressante (merci papa et maman), je me retrouve seule dans un grand appartement, face à ma solitude et sans envie de décorer. Je suis de celles qui veulent beaucoup mais qui ne sont pas toujours prêtes à y mettre les efforts. Alors la poussière s'accumule, et je n'ai toujours rien d'accrocher sur les murs. Ou si peu.
J'ai peur.
Avec l'automne qui arrive, voici venu le temps des feuilles dans la rue, des journées pluvieuses, des citrouilles qui se battent pour avoir leur place sur nos balcons avant que les décorations de Nöel nous envahissent. Quand il ne pleut pas, c'est le temps idéal pour me ploguer sur mon IPod et aller prendre une marche. J'ai déjà aimé l'automne. Cette année la nouvelle saison n'est que synonyme du temps qui passe. Mon appartement dépérit à la même vitesse que ma tête et mon corps. Après une année difficile avec une coloc-pas-faite-pour-moi, après un déménagement stressant parce que je vis tout de façon stressante (merci papa et maman), je me retrouve seule dans un grand appartement, face à ma solitude et sans envie de décorer. Je suis de celles qui veulent beaucoup mais qui ne sont pas toujours prêtes à y mettre les efforts. Alors la poussière s'accumule, et je n'ai toujours rien d'accrocher sur les murs. Ou si peu.
J'ai peur.
jeudi 11 décembre 2008
Un grand H
Nous voila reparti. J'ai été réveillée ce matin par le facteur qui menaçait de ne plus me donner mon courrier pour cause d'escalier très dangereux. Une amie a annulé un souper chez moi parce qu'elle avait la grippe. Deux jours plus tard, cette même amie a annulé le souper reporté parce que les conditions routières ne sont pas assez belles. Je n'ai plus besoin d'aller au gym parce que marcher de Ste-Catherine a Ontario dans toute cette neige est un assez bon exercice pour les jambes. Je n'ai plus envie d'aller au cinéma le soir, j'ai plutôt envie de rester chez moi et de manger de la bouffe engraissante. Ça ne donne plus rien de passer 1 heure a me mettre belle avant de sortir de chez moi, la tuque et le foulard foutent le bordel dans ma mise en pli. Mon appartement trop froid m'a fait prendre le téléphone et appeler Mr Big pour aller me réchauffer chez lui.
L'hiver. Avec un grand H. Selon vous, c'est ma saison préféré ou pas?
L'hiver. Avec un grand H. Selon vous, c'est ma saison préféré ou pas?
mercredi 8 octobre 2008
En réaction au blogue de Marie-Claude Lortie
Simons et la maigreur. Voila le titre du blogue de Marie-Claude Lortie, daté du 7 octobre 2008 sur Cyberpresse. Je dois m'enregistrer sur leur site si je veux faire un commentaire, alors je le fais ici.
Elle parle des mannequins hommes extra-maigres utilisés pour les photos du catalogue. Donc je cite: ''Pourquoi Simons ne prendrait pas plutôt du monde normal pour ses séances photos?'' Et je réponds: parce que moi je suis une personne normale et que je n'arrive pas toujours a trouver ma taille chez Simons. Ça servirait a quoi de faire une séance photo avec du monde normal si les gens normaux ne peuvent pas tous s'habiller chez Simons? Les couturiers Simons devraient faire un vêtement spécial taille normale juste pour le défilé, parce qu'ils ne sont pas en vente en magasin.
2 mots: fausse représentation.
Elle parle des mannequins hommes extra-maigres utilisés pour les photos du catalogue. Donc je cite: ''Pourquoi Simons ne prendrait pas plutôt du monde normal pour ses séances photos?'' Et je réponds: parce que moi je suis une personne normale et que je n'arrive pas toujours a trouver ma taille chez Simons. Ça servirait a quoi de faire une séance photo avec du monde normal si les gens normaux ne peuvent pas tous s'habiller chez Simons? Les couturiers Simons devraient faire un vêtement spécial taille normale juste pour le défilé, parce qu'ils ne sont pas en vente en magasin.
2 mots: fausse représentation.
jeudi 2 octobre 2008
J'ai peur.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai peur. J'ai un tournage qui s'en vient, et ça devrait être une bonne chose, je devrais être en forme, mais non, j'ai peur. Peur de ne pas avoir le moral a ça. Je suis habituée a un certain niveau de stress au travail, je suis habituée au désordre et aux imprévus. J'ai même déja ressenti le stress du début, quand on ne sait pas trop a quoi s'attendre, quand tout est possible. Mais ça c'était au début justement, a mes premiers tournages, quand je ne savais pas encore si j'allais être bonne et que j'avais encore beaucoup a apprendre sur mon métier. Mais cette fois-ci c'est différent. C'est quelque chose que je n'ai pas vécu encore.
Ma psy me déprime. Façon rapide de dire les choses, car c'est beaucoup plus compliqué que ça, en réalité. Les journées où je vais la voir sont les pires, ces temps-ci. Je pleure beaucoup durant mon heure passée avec elle. Ça doit être bien, on doit être en train de régler des choses, elle et moi. Alors pourquoi est-ce que je suis de plus en plus déprimée? Pourquoi j'ai l'impression de régresser? Peut-être que c'est une étape normale avant la guérison.
En plus, ces maudits tests de glande thyroïde... Les résultats me font peur. D'un côté, il se pourrait que ça soit la cause de mon irritabilité et de mes déprimes. D'un autre côté, j'ai peur de prendre des médicaments avec des effets secondaires. Si je perdais ma libido? Si je prenais du poids? Au moins ça se ferait dans la bonne humeur.
Ah l'automne, ma saison préférée, qui cette année souffle de mon côté un vent de déprime et de remises en question. Comme a chaque année.
Ma psy me déprime. Façon rapide de dire les choses, car c'est beaucoup plus compliqué que ça, en réalité. Les journées où je vais la voir sont les pires, ces temps-ci. Je pleure beaucoup durant mon heure passée avec elle. Ça doit être bien, on doit être en train de régler des choses, elle et moi. Alors pourquoi est-ce que je suis de plus en plus déprimée? Pourquoi j'ai l'impression de régresser? Peut-être que c'est une étape normale avant la guérison.
En plus, ces maudits tests de glande thyroïde... Les résultats me font peur. D'un côté, il se pourrait que ça soit la cause de mon irritabilité et de mes déprimes. D'un autre côté, j'ai peur de prendre des médicaments avec des effets secondaires. Si je perdais ma libido? Si je prenais du poids? Au moins ça se ferait dans la bonne humeur.
Ah l'automne, ma saison préférée, qui cette année souffle de mon côté un vent de déprime et de remises en question. Comme a chaque année.
samedi 27 septembre 2008
Une soirée au Rouge
Je me disais ça y est, j'ai repris contact avec l'ancienne moi, la moi qui profitait de sa jeunesse et sortait danser jusqu'a 3h du matin en se saoulant de bière a 1$ en ne pensant pas au terrible lendemain de veille que j'aurais a vivre. Ça y est, je recommence a sortir et a me mettre cute. Ça y est, je fais quelque chose au lieu de me plaindre qu'il ne se passe jamais rien dans ma vie. J'avais même trouvé celle qui allait m'aider. La fille qui sort tout le temps et qui connaît tous les bars trendy et les bons restos de Montréal. Ça y est, j'y étais presque.
Mais voila que, hier soir, au Rouge, je suis partie sans dire bye a personne. Je ne sais pas si c'est une question d'âge. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop vieille pour que les gens me foncent dessus. (Je suis certaine que c'est déja arrivé a tout le monde. Je danse avec ma gang, j'ai du fun, la musique est bonne, mais on dirait que je suis dans un corridor. On dirait que tout le monde s'est donné le mot. On dirait qu'ils se disent: ''tiens, elle, elle va se tasser quand je vais passer a côté d'elle pour aller au bar. Je pourrais peut-être même la pousser un peu, ça ne lui dérangera pas. Surtout je ne m'excuserai pas.'') Les uns après les autres. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop vieille pour ça, en tous cas je ne l'endure plus beaucoup. Et puis je n'avais pas une grosse envie de me saouler, de baragouiner mon adresse au chauffeur de taxi, de monter les 2 étages menant chez moi tout croche, d'oublier de prendre un verre d'eau avant de me coucher et d'avoir mal a la tête le lendemain matin.
Après avoir parcourues le bar 2-3 fois a la recherche d'amis, après avoir abandonnées le parfait spot pour danser pour aller se foutre au milieu de la foule, je ne pouvais plus la suivre. J'étais contente d'être avec elle, j'étais contente qu'elle m'aille présentée a ses amis et qu'elle veuille bien m'inclure dans sa gang. Mais a un moment j'en ai eu assez, je n'avais même pas le goût de dire bye, j'avais juste le goût d'être chez moi, dans mon lit, confortable. J'ai quand même dit bye a mon amie pour ne pas qu'elle me cherche plus tard et je me suis sauvée.
Dehors, il pleuvait. Le chauffeur de taxi voulait que je lui explique le chemin et tout ce que je voulais c'était écouter la musique de mon IPod et avoir la paix. J'ai appris la leçon. La prochaine fois, quand je me lève a 5h30 du mat pour aller faire des prises de sang a l'hôpital, je ne peux pas sortir jusqu'a 3h sans avoir fait une sieste avant. Sinon, je deviens irritable.
Mais voila que, hier soir, au Rouge, je suis partie sans dire bye a personne. Je ne sais pas si c'est une question d'âge. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop vieille pour que les gens me foncent dessus. (Je suis certaine que c'est déja arrivé a tout le monde. Je danse avec ma gang, j'ai du fun, la musique est bonne, mais on dirait que je suis dans un corridor. On dirait que tout le monde s'est donné le mot. On dirait qu'ils se disent: ''tiens, elle, elle va se tasser quand je vais passer a côté d'elle pour aller au bar. Je pourrais peut-être même la pousser un peu, ça ne lui dérangera pas. Surtout je ne m'excuserai pas.'') Les uns après les autres. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop vieille pour ça, en tous cas je ne l'endure plus beaucoup. Et puis je n'avais pas une grosse envie de me saouler, de baragouiner mon adresse au chauffeur de taxi, de monter les 2 étages menant chez moi tout croche, d'oublier de prendre un verre d'eau avant de me coucher et d'avoir mal a la tête le lendemain matin.
Après avoir parcourues le bar 2-3 fois a la recherche d'amis, après avoir abandonnées le parfait spot pour danser pour aller se foutre au milieu de la foule, je ne pouvais plus la suivre. J'étais contente d'être avec elle, j'étais contente qu'elle m'aille présentée a ses amis et qu'elle veuille bien m'inclure dans sa gang. Mais a un moment j'en ai eu assez, je n'avais même pas le goût de dire bye, j'avais juste le goût d'être chez moi, dans mon lit, confortable. J'ai quand même dit bye a mon amie pour ne pas qu'elle me cherche plus tard et je me suis sauvée.
Dehors, il pleuvait. Le chauffeur de taxi voulait que je lui explique le chemin et tout ce que je voulais c'était écouter la musique de mon IPod et avoir la paix. J'ai appris la leçon. La prochaine fois, quand je me lève a 5h30 du mat pour aller faire des prises de sang a l'hôpital, je ne peux pas sortir jusqu'a 3h sans avoir fait une sieste avant. Sinon, je deviens irritable.
mardi 23 septembre 2008
L'aquarium
Hier, après une semaine a le regarder et a me dire qu'il était du pour un bon nettoyage, j'ai finalement lavé l'aquarium de mes poissons rouges. Ou plutôt, le bocal sans filtre qui leur sert de maison. Des taches brunes commençaient a se former sur plusieurs parois, l'eau était jaune, si mes poissons pouvaient communiquer avec moi ils m'auraient sûrement crier des bêtises. Maîtresse ingrate, j'entends d'ici leurs cris mêlés a ceux de la foule en délire. Que voulez-vous, je trouve ça un peu insignifiant, moi, des poissons rouges. C'est plus une décoration qu'un animal de compagnie. Je me demande pourquoi je les ai pris avec moi quand mon dernier tournage s'est terminé. Je me les suis imaginés en train de disparaître dans un bol de toilette et je me suis dit que personne ne méritait cette mort, même pas des poissons rouges.
Peut-être que je traite cet aquarium de la même façon que je traite ma vie: je le regarde pendant une semaine avant de faire quoi que ce soit. Peut-être aussi que ma vie mériterait un bon ménage, comme celui que je viens de faire dans l'aquarium. Frotter les parois pour découvrir ce qui est caché en-dessous des tâches brunes: des vitres, un autre monde, plein de possibilités d'exploration. Frotter sans savonner, pour ne pas trop les perturber quand même. Replacer les petits arbres de plastique et le plancher de garnotte bleu. Le problème c'est que moi, j'ai une plus grosse mémoire que celle de mes poissons. On ne peut pas m'avoir avec le simple ménage de ma cage.
Peut-être que je traite cet aquarium de la même façon que je traite ma vie: je le regarde pendant une semaine avant de faire quoi que ce soit. Peut-être aussi que ma vie mériterait un bon ménage, comme celui que je viens de faire dans l'aquarium. Frotter les parois pour découvrir ce qui est caché en-dessous des tâches brunes: des vitres, un autre monde, plein de possibilités d'exploration. Frotter sans savonner, pour ne pas trop les perturber quand même. Replacer les petits arbres de plastique et le plancher de garnotte bleu. Le problème c'est que moi, j'ai une plus grosse mémoire que celle de mes poissons. On ne peut pas m'avoir avec le simple ménage de ma cage.
mardi 16 septembre 2008
On sait que c'est vraiment l'automne quand...
... on dort pour la première fois depuis longtemps avec la fenêtre fermée.
... on se lève le matin et qu'on enfile jeans et chandail a manches longues.
... a midi on ferme toutes les fenêtres de l'appartement.
... on ne peut plus ignorer les feuilles mortes au sol et rouges dans les arbres.
... on se lève avec la gorge qui picote et plus la journée avance, plus on se sent étourdi.
J'aime l'automne, malgré mon premier rhume de la saison.
... on se lève le matin et qu'on enfile jeans et chandail a manches longues.
... a midi on ferme toutes les fenêtres de l'appartement.
... on ne peut plus ignorer les feuilles mortes au sol et rouges dans les arbres.
... on se lève avec la gorge qui picote et plus la journée avance, plus on se sent étourdi.
J'aime l'automne, malgré mon premier rhume de la saison.
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