Mes goûts cinématographiques évoluent de plus en plus avec le temps, et comme je ne vis pas toujours bien les changements, il m'arrive d'avoir une petite pensée triste quand je vois des films à l'affiche que j'aurais eu envie de voir il y a quelques mois seulement mais qui ne me tentent plus du tout aujourd'hui. Comme si l'ancienne moi passait à côté de quelque chose en n'allant pas voir un film qui lui aurait plu à une autre époque. À l'inverse, il y en a certains autres que j'écoute en me rappelant qu'il fut une époque, pas si lointaine, où je n'aurais pas eu l'ouverture d'esprit pour les apprécier à leur juste valeur.
J'ai écouté Cries and Whispers de Bergman il y a 3 ou 4 ans, et je me rappelle ne pas vraiment avoir apprécié, mais je serais curieuse de voir ce que j'en penserais maintenant.
Il y a beaucoup de points d'interrogation dans ma vie. Aujourd'hui j'essaye d'en effacer un ou plutôt de le transformer en point d'exclamation. À partir du 4 janvier 2011, je veux parler ici des films que je vois et de ce qu'ils m'inspirent. Il ne s'agit pas de critique, mais de mes opinions et de ce que le cinéma me fait penser, et vivre.
mercredi 23 mars 2011
lundi 7 mars 2011
Cette nuit
Cette nuit, j'ai peur d'avoir perdu quelque chose qui m'est très précieux. Une petite parcelle de bonheur éphémère qui m'accompagne de temps à autre depuis longtemps déjà. À laquelle je n'ai jamais pu renoncer, malgré l'évident, d'ailleurs je ne crois pas non plus réellement que je viens de rompre le lien, mais pourtant je semble l'avoir fait. Je voudrais toujours vous écrire des choses joyeuses, mais ce soir si je n'écris pas, je vais m'étouffer. Dans une heure, je serai réveillée depuis 1 jour exactement. Je ne suis pas certaine d'être encore cohérente. S'il ne ventait pas autant, et si ma rue n'avait pas ce soir des allures de Sibérie, j'aurais été prendre une marche.
Cette nuit, la seule chose dont je suis certaine, c'est de ne pas savoir de quoi l'avenir sera fait.
Cette nuit, la seule chose dont je suis certaine, c'est de ne pas savoir de quoi l'avenir sera fait.
mardi 15 février 2011
J'aimerais bien...
J'aimerais bien vous parler du dernier film que j'ai vu et que je n'ai pas vraiment aimé. J'aimerais nommé le nom du réalisateur et vous expliquer pourquoi je ne comprends pas son parcours. Mais voilà, j'hésite. Et si jamais le futur m'amenait à travailler avec lui? Et si jamais c'est un lecteur de blogs divers et que ce billet se rendait à ces yeux?
Donc rien pour l'instant.
Donc rien pour l'instant.
jeudi 10 février 2011
Whip It
Ça faisait 2 ou 3 fois que je tombais sur le preview en me disant qu'il faudrait bien que je donne une chance à ce film, que quelque chose m'attirait là-dedans. Finalement hier soir, en manque d'idée, je me suis assise devant Whip It. Et ça a fait la job, comme ils disent! Rien de surprenant ou d'original, très conventionnel dans les thèmes, l'histoire, la structure, le traitement de l'image, mais Ellen Page est bonne et je me suis laissée embarquer dans les courses de patineuses à 4 roues.
Un film qui parle d'aller au bout de ses rêves, malgré l'impossible, de se donner en entier. Ça m'a fait réfléchir. L'importance de se trouver une passion. On veut se démarquer, trouver quelque chose qui nous appartient, mais pour quoi au juste? Pour aller au bout de soi, se défoncer, dépenser toute son énergie, ou bien pour prouver aux autres qu'on est quelqu'un nous aussi? Et si moi ce que je voulais, c'était plus simple que ça? Et si moi j'avait simplement envie de confort, et de chaleur, et de tranquilité, est-ce que ça serait valable aussi?
J'ai regardé The Pianist il y a peu de temps. Et j'ai été déçu. Je passe très vite sur le sujet. Parfois ce ne sont pas les plus grands films qui nous font réfléchir le plus.
Un film qui parle d'aller au bout de ses rêves, malgré l'impossible, de se donner en entier. Ça m'a fait réfléchir. L'importance de se trouver une passion. On veut se démarquer, trouver quelque chose qui nous appartient, mais pour quoi au juste? Pour aller au bout de soi, se défoncer, dépenser toute son énergie, ou bien pour prouver aux autres qu'on est quelqu'un nous aussi? Et si moi ce que je voulais, c'était plus simple que ça? Et si moi j'avait simplement envie de confort, et de chaleur, et de tranquilité, est-ce que ça serait valable aussi?
J'ai regardé The Pianist il y a peu de temps. Et j'ai été déçu. Je passe très vite sur le sujet. Parfois ce ne sont pas les plus grands films qui nous font réfléchir le plus.
lundi 7 février 2011
Marie Antoinette
Marie Antoinette m'a fait penser à Sex and the City. Rose, froufrou, plumes, rubans, robes, souliers, gâteaux, macarons, fraises, champagne, et aussi opéra, danse, bitcheries, complicité entre filles, rentrer aux petites heures du matin; mais surtout, le sexe, les premières expériences, les flirts, les rumeurs et les discussions que ça entraîne.
En plus c'est Versailles, lumineux, pastel, extravagant, avec ses fleurs, jardins, fontaines, galeries, miroirs, et salles de bal.
C'est raconter la femme et non la souveraine. Parler de son insouciance plutôt que de sa tête coupée. Un autre point de vue, une suite de tableaux.
En plus c'est Versailles, lumineux, pastel, extravagant, avec ses fleurs, jardins, fontaines, galeries, miroirs, et salles de bal.
C'est raconter la femme et non la souveraine. Parler de son insouciance plutôt que de sa tête coupée. Un autre point de vue, une suite de tableaux.
samedi 29 janvier 2011
Away from her, away from him
Il y a tant de choses que j'aurais voulu te dire. Tant de questions que j'aurais voulu te poser. Est-ce que tu as une fille comme moi dans chaque ville ou est-ce que je suis la seule? Est-ce que tu aimes ta femme et qu'est-ce que j'ai été pour toi?
J'aurais voulu dire que je t'ai aimé. Même si ça n'a été que pour un instant. Que je me sens beaucoup plus vieille aujourd'hui que dans ce temps-là, même si ça ne fait que 3 ans. Que j'ai peur que tu n'aies pas reconnu dans mes yeux, ce qui t'a tant plu à l'époque. Que je ne sais pas pourquoi tu es venu vers moi aujourd'hui, et que toutes les questions me font peur.
Ta visite m'a rendue nostalgique d'une époque où je m'épanouissais. Où le travail et les rencontres s'y rattachant me rendaient heureuse. Où l'accomplissement venant avec le travail bien fait était suffisant. Et maintenant je suis perdue, et je n'ai pas grand chose à offrir, et je n'ai pas su être la fille peut-être pétillante, sûrement réconfortante que j'ai été pour toi, et que j'aurais voulu te remémorer, le temps d'une soirée.
Je t'ai dit qu'après t'avoir eu au téléphone, pour me préparer à notre rencontre, j'ai regardé Away From Her, le film de Sarah Polley, parce que je sais que tu travailles avec elle, et qu'elle a marqué ma jeunesse en tant que Sarah Stanley dans Road to Avonlea. Je ne t'ai pas dit que j'ai pleuré tout le temps que le film a duré, en voyant ce couple amoureux même après 44 ans, me disant que je ne ressentirais peut-être jamais le réconfort de partager ma vie avec quelqu'un pendant aussi longtemps, et sûrement pas avec toi, parce que tu te donnes déjà à une autre.
Avant de partir, tu as déposé un baiser sur mes lèvres, et j'espère que c'est parce que tu te souviens autant que moi de ces soirées qui se sont finies de la même façon, et non parce que c'est ta façon de séduire les jeunes femmes, et de te les attacher à toi pour toujours.
Deux petites heures, ce n'était pas assez. Elles m'auront laissée sur ma faim, mais auront été suffisantes pour ramener à la surface des choses enfouies depuis longtemps, et pour me rappeler que je vieillis.
J'aurais voulu dire que je t'ai aimé. Même si ça n'a été que pour un instant. Que je me sens beaucoup plus vieille aujourd'hui que dans ce temps-là, même si ça ne fait que 3 ans. Que j'ai peur que tu n'aies pas reconnu dans mes yeux, ce qui t'a tant plu à l'époque. Que je ne sais pas pourquoi tu es venu vers moi aujourd'hui, et que toutes les questions me font peur.
Ta visite m'a rendue nostalgique d'une époque où je m'épanouissais. Où le travail et les rencontres s'y rattachant me rendaient heureuse. Où l'accomplissement venant avec le travail bien fait était suffisant. Et maintenant je suis perdue, et je n'ai pas grand chose à offrir, et je n'ai pas su être la fille peut-être pétillante, sûrement réconfortante que j'ai été pour toi, et que j'aurais voulu te remémorer, le temps d'une soirée.
Je t'ai dit qu'après t'avoir eu au téléphone, pour me préparer à notre rencontre, j'ai regardé Away From Her, le film de Sarah Polley, parce que je sais que tu travailles avec elle, et qu'elle a marqué ma jeunesse en tant que Sarah Stanley dans Road to Avonlea. Je ne t'ai pas dit que j'ai pleuré tout le temps que le film a duré, en voyant ce couple amoureux même après 44 ans, me disant que je ne ressentirais peut-être jamais le réconfort de partager ma vie avec quelqu'un pendant aussi longtemps, et sûrement pas avec toi, parce que tu te donnes déjà à une autre.
Avant de partir, tu as déposé un baiser sur mes lèvres, et j'espère que c'est parce que tu te souviens autant que moi de ces soirées qui se sont finies de la même façon, et non parce que c'est ta façon de séduire les jeunes femmes, et de te les attacher à toi pour toujours.
Deux petites heures, ce n'était pas assez. Elles m'auront laissée sur ma faim, mais auront été suffisantes pour ramener à la surface des choses enfouies depuis longtemps, et pour me rappeler que je vieillis.
mardi 25 janvier 2011
The Informant ou Journal d'une fille en congé
C'est ainsi que j'aurais du nommer mon blogue. Journal d'une fille en congé. Hier soir j'ai écouté The Informant, un des derniers films de Soderberg avec le fantastique Matt Damon. Il était tard, j'avais écouté un autre film peu de temps avant dans la journée, j'avais beaucoup consommé, et pour l'ensemble de ces raisons ou bien pour une en particulière, j'ai fini par perdre le fil de l'histoire en me mélangeant dans les mensonges du personnage, et j'ai écouté la dernière heure du film sans vraiment y porter attention. Je me suis couchée en me disant: Un autre film pas pire vite écouté vite digéré, que je recommenderai aux gens à cause du jeu de Matt Damon mais dont je vais vite oublier les détails.
Et puis ce matin, me demandant ce que j'allais faire de ma journée, j'ai décidé de donner une deuxième chance à Soderberg et à Matt Damon. J'ai ré-écouté la 2e heure. J'aurais eu plein de choses à faire dans l'appartement, mais ce matin j'ai décidé que le cinéma était au centre de ma vie et que je me devais d'écouter attentivement les films que je vois, du moins pour en faire des critiques valables. Voilà comment je me laisse affecter par le cinéma ces temps-ci. Un soir j'écoute un film et ça me lasse, le lendemain matin je le réécoute et j'y vois le génie, l'intelligence derrière les choix de création. Hier soir je pensais que la musique était trop présente, ce matin je me suis dit, mais c'est tout à fait ça, le côté cirque et comique de la musique colle bien à ce personnage et donne le bon ton au film.
En y réfléchissant encore, je peux même m'identifier à ce personnage que je vous décris si peu parce que la beauté du film réside dans sa découverte. Ce qui m'a plus en premier, c'est la narration. On y découvre les pensées de Mark Whitacre et je me suis reconnue dans ce flot incessant de paroles qui vont dans toutes les directions. Dans le fond, c'est un peu pour cette raison que j'ai commencé ce blogue. J'avais besoin de me libérer de quelques pensées qui flottaient dans ma tête. Écrire me fait évacuer un peu. Me donne aussi l'impression de m'accomplir, de faire quelque chose de ma vie de fille en congé.
Bon, je retourne me demander si je recevrai aujourd'hui le email que j'attends et si c'est ce soir que j'aurai une "date" avec lui.
Et puis ce matin, me demandant ce que j'allais faire de ma journée, j'ai décidé de donner une deuxième chance à Soderberg et à Matt Damon. J'ai ré-écouté la 2e heure. J'aurais eu plein de choses à faire dans l'appartement, mais ce matin j'ai décidé que le cinéma était au centre de ma vie et que je me devais d'écouter attentivement les films que je vois, du moins pour en faire des critiques valables. Voilà comment je me laisse affecter par le cinéma ces temps-ci. Un soir j'écoute un film et ça me lasse, le lendemain matin je le réécoute et j'y vois le génie, l'intelligence derrière les choix de création. Hier soir je pensais que la musique était trop présente, ce matin je me suis dit, mais c'est tout à fait ça, le côté cirque et comique de la musique colle bien à ce personnage et donne le bon ton au film.
En y réfléchissant encore, je peux même m'identifier à ce personnage que je vous décris si peu parce que la beauté du film réside dans sa découverte. Ce qui m'a plus en premier, c'est la narration. On y découvre les pensées de Mark Whitacre et je me suis reconnue dans ce flot incessant de paroles qui vont dans toutes les directions. Dans le fond, c'est un peu pour cette raison que j'ai commencé ce blogue. J'avais besoin de me libérer de quelques pensées qui flottaient dans ma tête. Écrire me fait évacuer un peu. Me donne aussi l'impression de m'accomplir, de faire quelque chose de ma vie de fille en congé.
Bon, je retourne me demander si je recevrai aujourd'hui le email que j'attends et si c'est ce soir que j'aurai une "date" avec lui.
dimanche 16 janvier 2011
Ils ne peuvent pas tous me marquer autant
J'écris en commençant Bananas, un film de Woody Allen que je n'ai jamais vu. En fouillant parmi une pile de films empruntés à des amis, je suis tombé sur celui-ci. Je dois l'avoir chez moi depuis... un an? Je fais ça, j'emprunte des films à gauche, à droite, je les mets ensemble, et j'attends le bon moment pour les écouter. Ce soir, c'est l'appel de Woody Allen qui a été plus fort que le reste. Je me suis dit, Woody, même quand ce n'est pas si bon, ce n'est jamais tout à fait mauvais. Tiens, il y a un générique au début, mais ce n'est pas son générique habituel. J'aime déjà. Je mets à pause.
J'ai vu tellement de films ces derniers jours, je ne sais plus par où commencer. Je continue d'écouter environ un film par jour, quand ce n'est pas deux comme aujourd'hui. Au nombre que j'écoute, ils ne peuvent pas tous me marquer autant. Certains seront vite oubliés. Une vie qui commence, premier long métrage de Michel Monty, vu avec Lucie au Quartier Latin. Beau film, bien joué, belles images et tout, mais qui ne sort pas assez de l'ordinaire, et surtout, selon moi, avec beaucoup trop de direction artistique. Les films d'époque québécois ont parfois tendance à faire la même erreur que certaines téléséries québécoises tournées en studio: elles remplissent trop l'image de bibelots de couleurs vives et de tapisseries avec des motifs pas possibles. Sans parler du fait qu'il est un peu difficile de ne pas penser à Maman est chez le coiffeur quand on voit un film avec des enfants qui parle de la disparition d'un parent.
J'ai finalement écouté Mesrine, partie 2. Belle performance de Vincent Cassel, même si je ne suis pas tout à fait arrivé à oublier l'acteur derrière le personnage. Le problème commun quand on doit expliquer la vie de quelqu'un en peu de temps, c'est qu'il y a beaucoup de choses à raconter et certains passages manquent de transition. Ça saute du coq à l'âne et on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages. C'est le cas de la première partie. La deuxième partie est déjà plus intéressante. Les événements sont racontés avec plus de détails et on comprend mieux les motivations qu'a ce célèbre bandit de mener sa vie tel qu'il le fait. Je ne crois pas que ça ait la grandeur du Parain, même si je ne l'ai pas encore vu. Je voulais le voir, je ne me serais pas privé de regarder Vincent Cassel jouer pendant 4 heures.
Hier matin j'ai écouté Eros, une trilogie de moyens métrages réalisés par Wong Kar-Wai, Steven Soderberg et Michalengelo Antonioni. Des trois, j'ai définitivement préféré The Hand par Wong Kar-Wai. Sensuel, esthétique, exotique. Mais c'est ce soir que j'ai écouté le film que j'ai le plus apprécié ces derniers jours. The Kids Are Allright, avec Annette Benning et Julianne Moore qui font un couple de lesbiennes. Après 10 minutes, il y avait déjà eu 2 scènes de baise. J'étais intriguée. Je n'ai pas été déçue. Peut-être que c'est parce que je l'ai écouté sans trop me poser de questions, sans trop analyser, sans penser à ce que j'allais écrire ensuite ici. De bons comédiens et plusieurs pas pire scène de baise et il faut se l'avouer, c'est toujours agréable à regarder quand on passe la soirée seule. Je ne sais pas trop quoi dire d'autre, excepté que ça m'a plu. Belle petite comédie dramatico-romantique.
Il est minuit, je ne sais plus si j'ai envie de continuer Bananas. J'ai envie de retrouver Sheldon et mes amis de The Big Bang Theory. À un autre soir Woody! Je te garde ici encore un bout de temps.
J'ai vu tellement de films ces derniers jours, je ne sais plus par où commencer. Je continue d'écouter environ un film par jour, quand ce n'est pas deux comme aujourd'hui. Au nombre que j'écoute, ils ne peuvent pas tous me marquer autant. Certains seront vite oubliés. Une vie qui commence, premier long métrage de Michel Monty, vu avec Lucie au Quartier Latin. Beau film, bien joué, belles images et tout, mais qui ne sort pas assez de l'ordinaire, et surtout, selon moi, avec beaucoup trop de direction artistique. Les films d'époque québécois ont parfois tendance à faire la même erreur que certaines téléséries québécoises tournées en studio: elles remplissent trop l'image de bibelots de couleurs vives et de tapisseries avec des motifs pas possibles. Sans parler du fait qu'il est un peu difficile de ne pas penser à Maman est chez le coiffeur quand on voit un film avec des enfants qui parle de la disparition d'un parent.
J'ai finalement écouté Mesrine, partie 2. Belle performance de Vincent Cassel, même si je ne suis pas tout à fait arrivé à oublier l'acteur derrière le personnage. Le problème commun quand on doit expliquer la vie de quelqu'un en peu de temps, c'est qu'il y a beaucoup de choses à raconter et certains passages manquent de transition. Ça saute du coq à l'âne et on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages. C'est le cas de la première partie. La deuxième partie est déjà plus intéressante. Les événements sont racontés avec plus de détails et on comprend mieux les motivations qu'a ce célèbre bandit de mener sa vie tel qu'il le fait. Je ne crois pas que ça ait la grandeur du Parain, même si je ne l'ai pas encore vu. Je voulais le voir, je ne me serais pas privé de regarder Vincent Cassel jouer pendant 4 heures.
Hier matin j'ai écouté Eros, une trilogie de moyens métrages réalisés par Wong Kar-Wai, Steven Soderberg et Michalengelo Antonioni. Des trois, j'ai définitivement préféré The Hand par Wong Kar-Wai. Sensuel, esthétique, exotique. Mais c'est ce soir que j'ai écouté le film que j'ai le plus apprécié ces derniers jours. The Kids Are Allright, avec Annette Benning et Julianne Moore qui font un couple de lesbiennes. Après 10 minutes, il y avait déjà eu 2 scènes de baise. J'étais intriguée. Je n'ai pas été déçue. Peut-être que c'est parce que je l'ai écouté sans trop me poser de questions, sans trop analyser, sans penser à ce que j'allais écrire ensuite ici. De bons comédiens et plusieurs pas pire scène de baise et il faut se l'avouer, c'est toujours agréable à regarder quand on passe la soirée seule. Je ne sais pas trop quoi dire d'autre, excepté que ça m'a plu. Belle petite comédie dramatico-romantique.
Il est minuit, je ne sais plus si j'ai envie de continuer Bananas. J'ai envie de retrouver Sheldon et mes amis de The Big Bang Theory. À un autre soir Woody! Je te garde ici encore un bout de temps.
mardi 11 janvier 2011
_________ __ _________ ou 2 films vus, 1 film convoité
J'ai écouté quelques films dans les derniers jours, mais celui dont je voudrais parler en ce moment je dois malheureusement taire le titre. De toutes façons je ne l'ai pas encore vu. ______ _ ______ n'est pas un projet sur lequel j'ai travaillé mais c'est un projet qui revient en tournage cet hiver et sur lequel on m'a demandé de travailler. Je suis en congé depuis début octobre. Et croyez-moi, je n'ai pas du tout eu envie de travail depuis. Je suis bien en congé, malgré tout. J'avais besoin de respirer un peu. Mais quand j'ai lu le email, quand j'ai parlé à la personne concernée au téléphone, je me suis dit, ça y est, je peux recommencer, ça va bien aller. C'est ma job et je suis capable de la faire. Gagner sa vie est un concept qui sonne bizarre à mes oreilles ces temps-ci, mais j'ai besoin de m'accomplir. Peut-être qu'ainsi, les pensées dans ma tête cesseront de tourner pour quelque temps.
Aujourd'hui, sachant que le travail recommencera au printemps, j'ai vu la vie un peu différemment. J'aurai une source de revenue plus généreuse bientôt. Une bonne chose de régler, je peux cesser de m'en faire. Je peux continuer à respirer, à dormir, à écouter des films. C'est justement ce que j'ai fait. Je me suis levée tard, et j'ai écouté 2 films.
The Brothers Bloom, de Rian Johnson, sorti en 2008. C'est un film que j'ai eu envie de voir à l'époque mais pour une raison X je ne l'ai pas vu. Je l'ai zieuté quelques fois au club vidéo, je l'ai même loué une fois je pense puis l'ai rapporté en retard sans l'avoir écouté. Puis, il y a peu de temps, une amie m'a parlé de Brick, un film avec un acteur que nous aimons toutes les deux, Joseph Gordon-Levitt. Elle me l'a prêté et je l'ai écouté un soir. (lire ma critique http://www.zip.ca/browse/reviews/index.aspx?f=titleId(156968)&reviewid=129276) En fouillant un peu, j'ai réalisé que Johnson a aussi réalisé The Brothers Bloom, ce qui a renouvelé mon envie de le voir. Voilà c'est fait.
Comme pour Brick, j'ai bien apprécié, même s'il ne s'inscrira pas dans mes films préférés de l'année. Dans un cas comme dans l'autre, l'histoire ne me semble pas très importante. C'est plus un essai de style. Mouvements de caméra appuyés en début ou fin de scène. Petit côté cirque, burlesque, dans la musique, les costumes, la direction artistique, les chapeaux melons que portent les personnages principaux. Les personnages sont mystérieux et on s'attend à un rebondissement à tout moment, ce qui laisse planer un suspense et pique la curiosité. On se rend compte à la fin qu'il n'y a pas ce rebondissement attendu, que le côté mystérieux ne sert pas l'histoire tant; elle fait plutôt le charme du film, en est l'esthétique même.
Comme dans le cas de Brick, Rian Johnson a aussi scénarisé. Il a encore le petit-je-ne-sais-quoi qu'on aime chez les réalisateurs-auteurs en début de carrière, avant que la grosse machine hollywoodienne débarque et les entraîne dans sa folie commerciale. (Je sais je sais, quelques réalisateurs s'en sortent très bien malgré tout.) Même si je n'ai pas été emballé plus qu'il faut par les 2 premiers longs métrages de Rian Johnson, j'ai quand même hâte de voir ce qu'il va faire maintenant. Dans un sens il est chanceux; il n'a pas encore réalisé son meilleur film.
A Simple Plan, de Sam Raimi. Pas grand chose à en dire, je n'étais pas très attentive, c'est le 2e film de la journée, je twittais et surfais sur le web en même temps. Belle cinématographie. Excellent travail de Billy Bob Thornton. Ça m'a fait penser à Fargo, parce les films d'hiver avec des scènes extérieures dans des champs enneigés, ça fait toujours penser à Fargo, et l'histoire en est aussi une de magouilles qui tournent mal. Comme pour The Brothers Bloom, j'ai aimé mais sans plus.
Aujourd'hui, sachant que le travail recommencera au printemps, j'ai vu la vie un peu différemment. J'aurai une source de revenue plus généreuse bientôt. Une bonne chose de régler, je peux cesser de m'en faire. Je peux continuer à respirer, à dormir, à écouter des films. C'est justement ce que j'ai fait. Je me suis levée tard, et j'ai écouté 2 films.
The Brothers Bloom, de Rian Johnson, sorti en 2008. C'est un film que j'ai eu envie de voir à l'époque mais pour une raison X je ne l'ai pas vu. Je l'ai zieuté quelques fois au club vidéo, je l'ai même loué une fois je pense puis l'ai rapporté en retard sans l'avoir écouté. Puis, il y a peu de temps, une amie m'a parlé de Brick, un film avec un acteur que nous aimons toutes les deux, Joseph Gordon-Levitt. Elle me l'a prêté et je l'ai écouté un soir. (lire ma critique http://www.zip.ca/browse/reviews/index.aspx?f=titleId(156968)&reviewid=129276) En fouillant un peu, j'ai réalisé que Johnson a aussi réalisé The Brothers Bloom, ce qui a renouvelé mon envie de le voir. Voilà c'est fait.
Comme pour Brick, j'ai bien apprécié, même s'il ne s'inscrira pas dans mes films préférés de l'année. Dans un cas comme dans l'autre, l'histoire ne me semble pas très importante. C'est plus un essai de style. Mouvements de caméra appuyés en début ou fin de scène. Petit côté cirque, burlesque, dans la musique, les costumes, la direction artistique, les chapeaux melons que portent les personnages principaux. Les personnages sont mystérieux et on s'attend à un rebondissement à tout moment, ce qui laisse planer un suspense et pique la curiosité. On se rend compte à la fin qu'il n'y a pas ce rebondissement attendu, que le côté mystérieux ne sert pas l'histoire tant; elle fait plutôt le charme du film, en est l'esthétique même.
Comme dans le cas de Brick, Rian Johnson a aussi scénarisé. Il a encore le petit-je-ne-sais-quoi qu'on aime chez les réalisateurs-auteurs en début de carrière, avant que la grosse machine hollywoodienne débarque et les entraîne dans sa folie commerciale. (Je sais je sais, quelques réalisateurs s'en sortent très bien malgré tout.) Même si je n'ai pas été emballé plus qu'il faut par les 2 premiers longs métrages de Rian Johnson, j'ai quand même hâte de voir ce qu'il va faire maintenant. Dans un sens il est chanceux; il n'a pas encore réalisé son meilleur film.
A Simple Plan, de Sam Raimi. Pas grand chose à en dire, je n'étais pas très attentive, c'est le 2e film de la journée, je twittais et surfais sur le web en même temps. Belle cinématographie. Excellent travail de Billy Bob Thornton. Ça m'a fait penser à Fargo, parce les films d'hiver avec des scènes extérieures dans des champs enneigés, ça fait toujours penser à Fargo, et l'histoire en est aussi une de magouilles qui tournent mal. Comme pour The Brothers Bloom, j'ai aimé mais sans plus.
dimanche 9 janvier 2011
Peter and Vandy
Je ne me souviens plus comment je suis tombée sur ce film. C'est en cherchant sur zip.ca un soir, j'imagine. Un film en sélection officielle à Sundance en 2009.
Pas grand chose à dire ce soir. J'ai bien aimé, ça ne dure pas longtemps et on n'a pas le temps de s'ennuyer, mais au bout du compte, malgré une belle naïveté, ce n'est pas très original. Au début je trouvais que ça sortait de l'ordinaire, l'histoire est racontée dans le désordre, mais j'ai vite pensé à (500) Days of Summer que j'ai vu l'an passé et que j'ai beaucoup aimé. Quelques points positifs: les dialogues sont comme je les aime, vrais, imparfaits. Les 2 comédiens ne me sont pas connus et c'est bien plus facile d'embarquer dans leur jeu et par le fait même dans l'histoire.
Moi qui me pose beaucoup de questions sur l'amour et les relations, je n'ai pas trouvé ici réponses que je n'avais pas déjà. La conclusion est la même que dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind, qui restera un des plus beaux films de tous les temps selon moi. J'ai déjà eu l'illumination que nous propose ce film.
C'est curieux. Et puis non en même temps. J'étais chez une amie pour visionner ce film et sa coloc, elle, n'a pas aimé la conclusion. Elle vit autre chose que moi dans sa vie sentimentale et ne s'est pas du tout reconnue dans le dénouement, donc l'a moins apprécié. Ce qui me confirme encore que le cinéma est un moyen de communication et qu'en tant que spectateurs, notre réception dépend énormément de ce qui se passe dans nos vies et l'état dans lequel on se trouve lors de l'écoute.
Pas grand chose à dire ce soir. J'ai bien aimé, ça ne dure pas longtemps et on n'a pas le temps de s'ennuyer, mais au bout du compte, malgré une belle naïveté, ce n'est pas très original. Au début je trouvais que ça sortait de l'ordinaire, l'histoire est racontée dans le désordre, mais j'ai vite pensé à (500) Days of Summer que j'ai vu l'an passé et que j'ai beaucoup aimé. Quelques points positifs: les dialogues sont comme je les aime, vrais, imparfaits. Les 2 comédiens ne me sont pas connus et c'est bien plus facile d'embarquer dans leur jeu et par le fait même dans l'histoire.
Moi qui me pose beaucoup de questions sur l'amour et les relations, je n'ai pas trouvé ici réponses que je n'avais pas déjà. La conclusion est la même que dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind, qui restera un des plus beaux films de tous les temps selon moi. J'ai déjà eu l'illumination que nous propose ce film.
C'est curieux. Et puis non en même temps. J'étais chez une amie pour visionner ce film et sa coloc, elle, n'a pas aimé la conclusion. Elle vit autre chose que moi dans sa vie sentimentale et ne s'est pas du tout reconnue dans le dénouement, donc l'a moins apprécié. Ce qui me confirme encore que le cinéma est un moyen de communication et qu'en tant que spectateurs, notre réception dépend énormément de ce qui se passe dans nos vies et l'état dans lequel on se trouve lors de l'écoute.
samedi 8 janvier 2011
Black Swan
Hier soir, je m'assoyais devant la télévision pour écouter Peter and Vandy quand le téléphone a sonné. C'était ma grande amie Lucie, qui habite pas très loin de chez moi et qui m'invitait à venir prendre un verre chez elle. Je n'avais pas envie d'y aller. Je me suis dit: ça ne se peut pas, tu ne peux pas choisir d'écouter un film seule à la maison quand tu as la possibilité de socialiser et de voir des amis. Surtout que ça faisait 2-3 jours que je restais chez moi sans trop sortir. Alors je me suis forcée, je me suis habillée et j'ai été prendre une marche dans le froid de l'hiver. Ça m'a réveillé, j'ai passé 2-3 heures à jaser et quand tout le monde s'est endormi, je suis retournée chez moi, bien réveillée. Minuit, c'est mon heure ces temps-ci. C'est mon 2e souffle.
J'étais contente d'être sortie et en même temps déçue de ne pas avoir bloggé à propos d'un film. Et puis j'ai décidé de me payer la traite. De faire quelque chose d'interdit. J'ai écouté Black Swan sur mon ordinateur. Illégalement. Le seul fait de l'écrire ici, ouvertement, sur internet, j'ai peur que la police vienne m'arrêter. C'est la culpabilité je pense. Quand même, plaisir coupable, quand tu nous tiens.
C'est un des films au cinéma qui m'a le plus marquée en cette fin d'année 2010. Cauchemardesque, sur le coup je ne savais pas trop qu'en penser, je ne comprenais pas tout, je me mélangeais entre le réel et la folie du personnage. Puis les jours ont passé et j'y pensais encore, et je me suis dit en moi-même: Bravo Darren. Ton film me hante. Des images me reviennent. La danse, la musique, les maquillages. Natalie Portman, dans le plus grand rôle de sa carrière. En le réécoutant hier soir, j'ai trouvé ça aussi bon. Peut-être un peu moins magique parce que je n'avais plus la surprise, l'attente, l'anticipation. J'ai pris plaisir à l'analyser un peu plus. À remarquer l'absence de couleur, excepté le rose et le vert, le choix de tourner beaucoup en gros plans et en travellings, l'ambiance à charge érotique élevée. Aronofsky mise sur l'angoisse du personnage et le transmet bien à l'écran. On se retrouve dans un univers cauchemardesque riche en symboles et ce n'est pas important de tout comprendre, ça nous permet de mieux vivre l'inquiétude et l'instabilité que vit Nina la ballerine.
À voir, à revoir, à aimer, à se troubler, à se poser des questions. Il était passé 5h du matin quand j'ai fini le film.
Je blogue tout croche mais ça me fait du bien. Les choses vont se placer.
J'étais contente d'être sortie et en même temps déçue de ne pas avoir bloggé à propos d'un film. Et puis j'ai décidé de me payer la traite. De faire quelque chose d'interdit. J'ai écouté Black Swan sur mon ordinateur. Illégalement. Le seul fait de l'écrire ici, ouvertement, sur internet, j'ai peur que la police vienne m'arrêter. C'est la culpabilité je pense. Quand même, plaisir coupable, quand tu nous tiens.
C'est un des films au cinéma qui m'a le plus marquée en cette fin d'année 2010. Cauchemardesque, sur le coup je ne savais pas trop qu'en penser, je ne comprenais pas tout, je me mélangeais entre le réel et la folie du personnage. Puis les jours ont passé et j'y pensais encore, et je me suis dit en moi-même: Bravo Darren. Ton film me hante. Des images me reviennent. La danse, la musique, les maquillages. Natalie Portman, dans le plus grand rôle de sa carrière. En le réécoutant hier soir, j'ai trouvé ça aussi bon. Peut-être un peu moins magique parce que je n'avais plus la surprise, l'attente, l'anticipation. J'ai pris plaisir à l'analyser un peu plus. À remarquer l'absence de couleur, excepté le rose et le vert, le choix de tourner beaucoup en gros plans et en travellings, l'ambiance à charge érotique élevée. Aronofsky mise sur l'angoisse du personnage et le transmet bien à l'écran. On se retrouve dans un univers cauchemardesque riche en symboles et ce n'est pas important de tout comprendre, ça nous permet de mieux vivre l'inquiétude et l'instabilité que vit Nina la ballerine.
À voir, à revoir, à aimer, à se troubler, à se poser des questions. Il était passé 5h du matin quand j'ai fini le film.
Je blogue tout croche mais ça me fait du bien. Les choses vont se placer.
jeudi 6 janvier 2011
Killers
Après 20 minutes, j'étais prête à abandonner. Attention: le film n'est même pas fini et je commence à écrire. Ouain. Il faut dire que certains soirs je suis un mauvais public. Je twitte pendant que j'écoute le film et ensuite je me plains que je ne comprends pas tout et que c'est difficile à embarquer. Ce n'est pas de la mauvaise volonté. Je ne suis pas de ceux qui pensent que film commercial rime nécessairement avec mauvais film. J'avais envie d'écouter un film d'action et de ne pas trop réfléchir. Malheureusement pour les gens derrière Killers, je n'étais pas prête à baisser mes standards de qualité pour autant. Voyez-vous, ces temps-ci je m'intéressent aux films qui ont des dialogues et des scènes réalistes, des personnages complexes avec de la profondeur, des scénarios subtils, de la musique aux bons endroits seulement.
La prémisse n'est pas bien construite. On passe vite d'une scène à l'autre, d'une séquence à l'autre, tout se passe vite, rien n'est élaboré. Tous les classiques y sont réunis: la fille qui a une robe trop serrée et doit absolument l'enlever devant le garçon dès le premier rendez-vous, la fille qui s'endort quand le garçon décide de lui annoncer qu'il est un tueur, le tueur qui tombe en amour avec la belle fille seulement parce qu'elle est normale... même une joke poche sur la moustache de Tom Selleck. Après 50 minutes, l'action commence. J'ai eu espoir, je me suis dit, ça y est, je vais avoir droit à de bonnes scènes de batailles, de poursuites d'autos, d'explosions peut-être? Hé bien oui, il y a tout ça, mais ça ne lève pas. On est loin de John Woo. Tout est assez prévisible. Dans le genre, j'ai mieux aimé Date Night. Au moins Tina Fey et Steve Carell apportaient un côté humoristique plus intéressant.
Ce genre de films, ça doit être vu au cinéma, quand la salle est pleine, qu'on entend les gens rire et manger leur popcorn tout autour. Un soir où on se dit, tiens ce soir, j'ai envie d'un film d'action. Ce n'est pas pour les cinéphiles qui écoutent des films tard le soir, seul dans leur salon. Je me suis dit la même chose quand j'ai vu Date Night. À retenir.
La prémisse n'est pas bien construite. On passe vite d'une scène à l'autre, d'une séquence à l'autre, tout se passe vite, rien n'est élaboré. Tous les classiques y sont réunis: la fille qui a une robe trop serrée et doit absolument l'enlever devant le garçon dès le premier rendez-vous, la fille qui s'endort quand le garçon décide de lui annoncer qu'il est un tueur, le tueur qui tombe en amour avec la belle fille seulement parce qu'elle est normale... même une joke poche sur la moustache de Tom Selleck. Après 50 minutes, l'action commence. J'ai eu espoir, je me suis dit, ça y est, je vais avoir droit à de bonnes scènes de batailles, de poursuites d'autos, d'explosions peut-être? Hé bien oui, il y a tout ça, mais ça ne lève pas. On est loin de John Woo. Tout est assez prévisible. Dans le genre, j'ai mieux aimé Date Night. Au moins Tina Fey et Steve Carell apportaient un côté humoristique plus intéressant.
Ce genre de films, ça doit être vu au cinéma, quand la salle est pleine, qu'on entend les gens rire et manger leur popcorn tout autour. Un soir où on se dit, tiens ce soir, j'ai envie d'un film d'action. Ce n'est pas pour les cinéphiles qui écoutent des films tard le soir, seul dans leur salon. Je me suis dit la même chose quand j'ai vu Date Night. À retenir.
mardi 4 janvier 2011
Les herbes folles
J'aime écouter des films français. Je trouve ça exotique. Ils ont beau parler la même langue, nos cousins européens sont très différents de nous, dans leur culture, leur mode de vie, et ça se voit au cinéma. Le seul fait de les entendre parler m'enchante. Les appartements, les maisons, les rues, ça me rappelle des voyages que j'ai fait. Souvent je choisis d'écouter un film français à cause des acteurs que j'aime, et parfois à cause d'un cinéaste que je connais et dont j'apprécie déjà le cinéma. Dans le cas d'Alain Resnais, tout ce dont je me souvenais, ce sont des extratis d'Hiroshima mon amour et de L'année dernière à Marienbad qu'on nous a montrés à l'université. Je me rappelle ne pas avoir été attiré par ce cinéma à l'époque. Je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre de son dernier film, Les herbes folles, mais j'étais curieuse. J'ai été très agréablement surprise.
Je n'ai pas beaucoup aimé l'esthétique, particulièrement l'éclairage. Il y a beaucoup de lumière bleue qui semble non naturelle et qui je trouve fait veillot. Par contre, j'aime beaucoup la façon de filmer en suivant les personnages de dos qui permet au spectateur de vivre les événements avec les personnages plutôt que de simplement regarder ceux-ci les vivre. La narration aide beaucoup dans ce sens, elle ne fait pas seulement raconter mais elle nous transporte dans la tête des personnages. Clin d'oeil à Edouard Baer pour avoir prêté sa voix.
Ce qui m'a le plus touché est sans doute le sujet et les fortes performances des acteurs. Sabine Azéma et André Dussollier sont à nouveau réunis dans cette histoire d'amour un peu décousue, à l'image des débuts de relations. L'inconnu, l'incertain, le non-dit, l'inévitable, on se sent bien et perdu à la fois, on ne comprend pas, on devient égoïste. La passion ça peut être compliqué. Ça prend plus qu'un croisement de regard à travers une pièce pour que 2 êtres tombent en amour. Ça prend une série d'événements inexplicable. Au début les dialogues sont très réalistes, très naturels, imparfaits comme dans la réalité, puis tout devient très dramatique, mélodramatique presque. Les personnages sont complexes, on ne connait pas toutes leurs motivations ni tout leur passé, la place est laissée à l'imagination pour combler les trous.
Je ne m'attendais à rien et j'ai bien apprécié. Je le recommande à ceux qui aiment essayer comprendre l'être humain et qui s'émerveillent à chaque jour de voir que dans le fond, il n'y a rien à comprendre. Mes coups de coeur: Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos.
Je n'ai pas beaucoup aimé l'esthétique, particulièrement l'éclairage. Il y a beaucoup de lumière bleue qui semble non naturelle et qui je trouve fait veillot. Par contre, j'aime beaucoup la façon de filmer en suivant les personnages de dos qui permet au spectateur de vivre les événements avec les personnages plutôt que de simplement regarder ceux-ci les vivre. La narration aide beaucoup dans ce sens, elle ne fait pas seulement raconter mais elle nous transporte dans la tête des personnages. Clin d'oeil à Edouard Baer pour avoir prêté sa voix.
Ce qui m'a le plus touché est sans doute le sujet et les fortes performances des acteurs. Sabine Azéma et André Dussollier sont à nouveau réunis dans cette histoire d'amour un peu décousue, à l'image des débuts de relations. L'inconnu, l'incertain, le non-dit, l'inévitable, on se sent bien et perdu à la fois, on ne comprend pas, on devient égoïste. La passion ça peut être compliqué. Ça prend plus qu'un croisement de regard à travers une pièce pour que 2 êtres tombent en amour. Ça prend une série d'événements inexplicable. Au début les dialogues sont très réalistes, très naturels, imparfaits comme dans la réalité, puis tout devient très dramatique, mélodramatique presque. Les personnages sont complexes, on ne connait pas toutes leurs motivations ni tout leur passé, la place est laissée à l'imagination pour combler les trous.
Je ne m'attendais à rien et j'ai bien apprécié. Je le recommande à ceux qui aiment essayer comprendre l'être humain et qui s'émerveillent à chaque jour de voir que dans le fond, il n'y a rien à comprendre. Mes coups de coeur: Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos.
Into the Wild
Ce soir j'ai écouté Into the Wild. 3 janvier, j'ai encore le sapin dans le salon, j'ai allumé les lumières en me disant que c'était peut-être la dernière fois et je me suis assise devant ce film de Sean Penn. Ça fait 2 ans que j'en ai une copie à la maison et je ne l'avais pas écouté encore. Ok j'avoue, j'avais mon ordinateur à côté de moi et j'ai twitté en écoutant le film. Je ne le regrette pas trop parce que le film est un peu long et que parfois je tolère moins les longueurs quand j'écoute un film à la maison.
Très beau film. Belles images de la nature. Je le conseillerais à ceux qui ont aimé le film canadien One Week pour le côté route et voyage, et à ceux qui comme moi viennent de voir 127 Hours de Danny Boye et qui ont aimé, pour la nature, l'Amérique, les éléments et les dangers qu'ils peuvent être, la fatalité de la vie, une histoire vraie de jeune solitaire. Emile Hirsch porte une bonne partie du film sur ces épaules parce qu'il en est le personnage central et que sa quête en est une d'homme solitaire, et il fait un très bon travail. Mais les paysages y sont pour beaucoup aussi. Peut-être me suis-je sentie particulièrement interpellée parce que j'ai été faire un tour dans Death Valley il y a quelques semaines et que je me rappelle des beaux paysages que peux procurer l'Amérique du Nord.
Ce film touchera sûrement et inspirera peut-être même ceux qui comme moi parfois sont découragés de la société et se demandent ce qu'il y a à faire pour s'en sortir, s'en échapper. Le retour à la nature, aux éléments, à la faune, la flore, peut paraître la solution par excellence. Mais comme l'a réalisé un jeune homme du nom de Christopher McCandless, parfois les relations avec les autres et les rencontres que l'ont fait peuvent valoir beaucoup, sûrement autant même qu'un beau coucher de soleil ou qu'une rivière qui se déchaîne.
Un film que je reverrai sûrement parce qu'il y a beaucoup de choses à y voir. En passant je n'aime pas trop les previews mais puisque le cinéma est un art visuel j'ai pensé agrémenter parfois mes critiques de vidéos. Je n'en trouve pas ce soir qui serait approprié, en en montrant juste assez mais sans tout révéler.
Très beau film. Belles images de la nature. Je le conseillerais à ceux qui ont aimé le film canadien One Week pour le côté route et voyage, et à ceux qui comme moi viennent de voir 127 Hours de Danny Boye et qui ont aimé, pour la nature, l'Amérique, les éléments et les dangers qu'ils peuvent être, la fatalité de la vie, une histoire vraie de jeune solitaire. Emile Hirsch porte une bonne partie du film sur ces épaules parce qu'il en est le personnage central et que sa quête en est une d'homme solitaire, et il fait un très bon travail. Mais les paysages y sont pour beaucoup aussi. Peut-être me suis-je sentie particulièrement interpellée parce que j'ai été faire un tour dans Death Valley il y a quelques semaines et que je me rappelle des beaux paysages que peux procurer l'Amérique du Nord.
Ce film touchera sûrement et inspirera peut-être même ceux qui comme moi parfois sont découragés de la société et se demandent ce qu'il y a à faire pour s'en sortir, s'en échapper. Le retour à la nature, aux éléments, à la faune, la flore, peut paraître la solution par excellence. Mais comme l'a réalisé un jeune homme du nom de Christopher McCandless, parfois les relations avec les autres et les rencontres que l'ont fait peuvent valoir beaucoup, sûrement autant même qu'un beau coucher de soleil ou qu'une rivière qui se déchaîne.
Un film que je reverrai sûrement parce qu'il y a beaucoup de choses à y voir. En passant je n'aime pas trop les previews mais puisque le cinéma est un art visuel j'ai pensé agrémenter parfois mes critiques de vidéos. Je n'en trouve pas ce soir qui serait approprié, en en montrant juste assez mais sans tout révéler.
Un film par jour?
En 2010 ou en 2009, j'ai été inspiré par un film qui s'appelle Julie and Julia, avec Amy Adams et Merry Streep. Le personnage d'Amy Adams y partait un blog où elle parlait de son expérience toute particulière avec le livre de recettes de Julia Child, interprétée par Merryl Streep. Basée sur une histoire vraie, le film raconte comment cette jeune fille décide de faire en une année toutes les recettes du livre en question, en racontant son aventure sur un blog. Depuis un bout de temps, je me demande comment je pourrais intégrer ma passion du moment dans ma vie, le cinéma. C'est bien, ça remplit mes soirées à la maison et quelques fois mes après-midi en salle, mais puisque ça prend beaucoup de mon temps, est-ce qu'il y aurait moyen d'intégrer ça à un travail quelconque?
C'est rare que je fais ce que je m'apprête à faire mais permettez-moi une petite parenthèse chers lecteurs, où et qui que vous soyiez. Je me permets de préciser que je suis scripte professionnelle sur des plateaux de tournage depuis quelques années et que je le cinéma occupe déjà une place dans ma vie. Parfois je trouve un peu trop longues les heures passées sur un plateau et le travail en équipe peut devenir... c'est quoi le mot? Opprimant c'est fort. Lourd? Une version très légère de ça disons.
Donc, j'en suis là. Est-ce qu'il y aurait une autre façon d'intégrer le cinéma à ma vie que les plateaux de tournage? Pas que je ne veux plus être scripte, mais j'aurais envie de faire du cinéma autrement. Être critique? Je pourrais prendre un cours. En fait je devrais parce que pour le moment je le fais d'une façon très émotive. Un film par jour, ça se fait ça? Sauf en tournage, évidemment. Essayons. À la manière de Julie and Julia.
C'est rare que je fais ce que je m'apprête à faire mais permettez-moi une petite parenthèse chers lecteurs, où et qui que vous soyiez. Je me permets de préciser que je suis scripte professionnelle sur des plateaux de tournage depuis quelques années et que je le cinéma occupe déjà une place dans ma vie. Parfois je trouve un peu trop longues les heures passées sur un plateau et le travail en équipe peut devenir... c'est quoi le mot? Opprimant c'est fort. Lourd? Une version très légère de ça disons.
Donc, j'en suis là. Est-ce qu'il y aurait une autre façon d'intégrer le cinéma à ma vie que les plateaux de tournage? Pas que je ne veux plus être scripte, mais j'aurais envie de faire du cinéma autrement. Être critique? Je pourrais prendre un cours. En fait je devrais parce que pour le moment je le fais d'une façon très émotive. Un film par jour, ça se fait ça? Sauf en tournage, évidemment. Essayons. À la manière de Julie and Julia.
jeudi 16 décembre 2010
Séance psycho à 10 cennes l'heure - 1
Qu'est-ce qui fait que je suis fâchée à chaque fois qu'il raccroche au téléphone avec moi? Rationnellement, je ne trouve aucune raison. Moi-même je mets fin à des conversations téléphoniques avec des amis ou avec ma mère, et ce au moins une fois par jour. J'accepte que tout le monde puisse ne plus avoir envie ou le temps de me parler au téléphone de temps en temps, mais pas que lui le fasse. Pourquoi? Sentiment de rejet ou d'abandon? Pourquoi, quand il est question de lui, je veux tout savoir, tout comprendre, tout de suite, tout planifier, ne rien laisser d'inconnu, de surprise, de spontanéité? De quoi j'ai peur? C'est peut-être que quand il raccroche sans qu'on ait pensé à quand on se verrait et ce qu'on ferait ensemble cette fin de semaine, c'est peut-être que j'ai peur qu'on ne se voit pas justement. J'ai peur que si je n'en parle pas, que lui non plus n'aborde le sujet et que la fin de semaine passe, ponctuée de coups de téléphone et de philosophies échangées. Ma tête sera peut-être satisfaite, mais ma chair ne le sera pas, privée de ce qu'elle attend à chaque semaine et qui vient comme un baume sur la blessure, ou la cicatrice.
mercredi 3 novembre 2010
La jeune fille et la grande
Parfois je ne suis pas fière de la femme que je suis devenue. Il m'arrive de regarder la vie en face et ça m'attriste de constater que les choses ne sont pas comme je les avais imaginées. Je pense à la jeune fille que j'ai été. Je voudrais retourner en arrière et aller parler à cette jeune fille, la mettre en garde. Revisiter cette époque où ma plus grande préoccupation était d'avoir des bonnes notes à l'école et quand je m'endormais le soir en rêvant à Leonardo DiCaprio. Je lui dirais, si tu savais. Profite-s'en. Garde le plus longtemps possible cette vision un peu pastel du monde. Ne te demande pas tout de suite ce que tu vas faire plus tard, tu as toute la vie pour te poser cette question. Ne rêve pas tout de suite au prince charmant, tu as toute la vie pour l'espérer. Continue de penser, encore un peu, que la vie est belle et que rien ne peut arriver.
J'en profiterais. Je la regarderais aussi cette vision, avec mes yeux de jeune fille. Je l'enroulerais autour de moi, je la respirerais une dernière fois, jusqu'à m'en emplir les poumons pour que ça reste le plus longtemps possible.
J'en profiterais. Je la regarderais aussi cette vision, avec mes yeux de jeune fille. Je l'enroulerais autour de moi, je la respirerais une dernière fois, jusqu'à m'en emplir les poumons pour que ça reste le plus longtemps possible.
jeudi 26 août 2010
Don't write me off just yet
J'ai envie de romance. Je vous propose quelques extraits de films, des scènes marquantes de romantisme.
Pour commencer, Hugh et Drew dans un numéro musical de Music & Lyrics.
Pour commencer, Hugh et Drew dans un numéro musical de Music & Lyrics.
mardi 24 août 2010
Foutus sentiments
Je me sens sentimentale ce soir. Je regarde la lune et je me demande si elle te fait penser à moi, peu importe où tu te trouves.
samedi 24 juillet 2010
"Talking about love is like dancing about architecture."
L'amour, pas pour moi, chantait Carla Bruni. Hé bien moi, qu'est-ce que j'en sais? Si peu de choses dans le fond. Je comprends avec le temps que chaque personne aime différemment, et que chacun a ses raisons d'aimer et d'être avec quelqu'un. Dans l'absolu, on ne parle pas de relation, mais bien de sentiment, d'état d'âme, que ce soit passager ou non. Les êtres humains, ou la société, ont associé l'amour à la reproduction, peut-être pour des besoins de survie de l'espèce. On y rattache aussi facilement la romance. Mon côté rebelle anarchique refoulée pense également qu'il y a un côté économique à ça. Soyez en couple, copulez, consommez! Le mariage, les cadeaux, les robes, les habits, les bijoux et les nouveaux souliers, autant d'excuses pour dépenser et continuer à consommer. Puis les bébés, si petits qui deviendront grands, qui consommeront à leur tour...
Dans l'absolu, je rencontrerais quelqu'un de qui je serais amoureuse, et ça serait réciproque, et il n'y aurait aucune complication, tout irait dans le bon sens, sans compromis. Personne ne se sentirait enchaîné, attaché. Ça serait un sentiment pur, et j'aimerais sans rien attendre en retour, en profitant du moment présent. Mais moi j'ai besoin de sécurité, et j'ai envie d'un partner avec qui partager ma vie. Je m'éloigne déjà du sentiment pur, j'attache des raisons et des envies à l'amour, je le planifie, je lui attribue une place bien précise dans ma vie. Et je répète la question: qu'est-ce que j'en sais de l'amour?
Je trouve triste de constater que je n'ai peut-être jamais vraiment été amoureuse d'un homme. Quand j'étais adolescente, je tombais facilement en amour. Enfin je pensais tomber en amour, mais j'étais attirée probablement par la beauté. Je trippais sur des gars de la même façon et pour les mêmes raisons que je trippais sur des acteurs hollywoodiens. De loin, sans les aborder, donc sans jamais les connaître, et seulement parce qu'ils étaient teeeeeeeeeelllllllement beau. Définitivement pas de l'amour.
Il y a eu Mr Robinson. Un bel homme marié rencontré au travail à l'extérieur de la ville. Je n'ai jamais compris notre relation. Ça a duré l'instant d'un film, sans qu'on ne se pose de question, parce qu'on n'avait pas le temps de s'en poser et parce qu'on était tous les deux attirés par l'autre. On a vécu quelques beaux moments qui resteront longtemps gravés dans ma mémoire. Le calme, la douceur, la profondeur. Et puis retour à la vie normale, comme si de rien n'était. De l'amour? Ou bien un réconfort bien mérité; une rencontre avec le mauvais timing.
Il y a bien sûr, encore et toujours, Mr Big. Je ressens un immense attachement pour lui. Ça évolue, ça change encore, ça passe par plusieurs registres. Est-ce que c'est de l'amour? La luxure oui, le réconfort encore, le partage, me sentir proche de quelqu'un, passer le temps agréablement. On se dit des mots d'amour parfois, mais pour une raison inconnue je ne les crois pas tout le temps, pas plus les miens que les siens. Peut-être est-ce moi qui ait de la difficulté à faire confiance, ou peut-être simplement qu'on aime trop différemment lui et moi pour que je puisse croire en son amour. Peut-être que je trouve que l'amour ne s'applique pas à notre situation. Pourtant, ça ressemble parfois plus au sentiment pur mentionné plus haut que l'amour que partagent certains autres couples. Justement parce qu'on n'en est pas un, un couple, et que même s'il y a quelques habitudes, il n'y a pas trop de réglement.
L'amour, pas pour moi. Foutaises, ou fille désabusée?
Et vous, qu'en pensez-vous?
Dans l'absolu, je rencontrerais quelqu'un de qui je serais amoureuse, et ça serait réciproque, et il n'y aurait aucune complication, tout irait dans le bon sens, sans compromis. Personne ne se sentirait enchaîné, attaché. Ça serait un sentiment pur, et j'aimerais sans rien attendre en retour, en profitant du moment présent. Mais moi j'ai besoin de sécurité, et j'ai envie d'un partner avec qui partager ma vie. Je m'éloigne déjà du sentiment pur, j'attache des raisons et des envies à l'amour, je le planifie, je lui attribue une place bien précise dans ma vie. Et je répète la question: qu'est-ce que j'en sais de l'amour?
Je trouve triste de constater que je n'ai peut-être jamais vraiment été amoureuse d'un homme. Quand j'étais adolescente, je tombais facilement en amour. Enfin je pensais tomber en amour, mais j'étais attirée probablement par la beauté. Je trippais sur des gars de la même façon et pour les mêmes raisons que je trippais sur des acteurs hollywoodiens. De loin, sans les aborder, donc sans jamais les connaître, et seulement parce qu'ils étaient teeeeeeeeeelllllllement beau. Définitivement pas de l'amour.
Il y a eu Mr Robinson. Un bel homme marié rencontré au travail à l'extérieur de la ville. Je n'ai jamais compris notre relation. Ça a duré l'instant d'un film, sans qu'on ne se pose de question, parce qu'on n'avait pas le temps de s'en poser et parce qu'on était tous les deux attirés par l'autre. On a vécu quelques beaux moments qui resteront longtemps gravés dans ma mémoire. Le calme, la douceur, la profondeur. Et puis retour à la vie normale, comme si de rien n'était. De l'amour? Ou bien un réconfort bien mérité; une rencontre avec le mauvais timing.
Il y a bien sûr, encore et toujours, Mr Big. Je ressens un immense attachement pour lui. Ça évolue, ça change encore, ça passe par plusieurs registres. Est-ce que c'est de l'amour? La luxure oui, le réconfort encore, le partage, me sentir proche de quelqu'un, passer le temps agréablement. On se dit des mots d'amour parfois, mais pour une raison inconnue je ne les crois pas tout le temps, pas plus les miens que les siens. Peut-être est-ce moi qui ait de la difficulté à faire confiance, ou peut-être simplement qu'on aime trop différemment lui et moi pour que je puisse croire en son amour. Peut-être que je trouve que l'amour ne s'applique pas à notre situation. Pourtant, ça ressemble parfois plus au sentiment pur mentionné plus haut que l'amour que partagent certains autres couples. Justement parce qu'on n'en est pas un, un couple, et que même s'il y a quelques habitudes, il n'y a pas trop de réglement.
L'amour, pas pour moi. Foutaises, ou fille désabusée?
Et vous, qu'en pensez-vous?
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